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 I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth

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Orphée C. Scoth
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ϟ ANNÉE D'ÉTUDE/METIER : Septième année
ϟ SANG : Née-Moldu
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MessageSujet: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Mar 7 Mai - 4:20

Orphée Candice Scoth
NOM COMPLET ϟ Orphée Candice Scoth AGE ϟ 16 ans MÉTIER/ANNÉE D'ÉTUDE ϟ Sixième année à Serpentard SANG ϟ Née-moldu ALIGNEMENT ϟ Pro nés-moldu SITUATION MARITALE ϟ Celibataire GROUPE ϟ Serpentard

Quelles sont tes particularités ?
Orphée est moche. Oprhée ne ressemble à rien. Orphée est captivante. On en entend tellement qu'on ne sait plus juger. En fait, tout chez Orphée choque. Ses cheveux d'un noir de jais et sa peau si claire. Ses yeux si bleus, son maquillage si noir. Elle plait ou elle ne plait pas. Au fond, elle s'en fou. Ca se voit sur son visage. Sur ses lèvres sans cesse clauses d'un air de total désintérêt pour la race humaine. Il n'y a pas que son visage, qui fasse polémique. Ses tenues aussi, provoquent. Des robes courtes, des decolletés plongeant. Sans que quiconque ne puisse prouver que la jeune Serpentard soit décadente, les spéculations vont bon train. Il faut dire qu'il ne reste plus grand chose à découvrir de son corps tant elle le dévoile au vu et au su de tous. Rien ne semble indiquer, dans son expression, qu'elle a conscience des regards que ses tenues provoquent. A vrai dire, il n'y a personne pour prouver qu'un jour, son visage eu exprimé autre chose que ce désintérêt, cette lassitude, et cet air supérieur qui, tantôt agace, tantôt fascine.

Avant, Orphée était, de l'avis de tous, une belle fille. Elle rayonnait de bonheur et brillait d'intelligence. Petite enfant sage et, parfois même réservé, elle aimait à attacher ses cheveux en une longue natte qui tombait jusqu'à ses reins. C'est Poudlard qui changea la brune. Tant moralement que, et c'était plus flagrant, physiquement. Elle avait cette façon de bouger, à la fois maladroite et gracieuse. Tout, dans son physique et dans ses gestes, marquait l'opposition qui faisait son caractère. Orphée était du noir et du blanc, mais jamais du gris. Du plus et du moins, mais jamais du égal. Du bien et du mal, mais jamais un juste milieux. Même les moldus s'accordaient sur ce point: Orphée avait quelque chose d'effrayant. De magique. Elle combinait la beauté, la laideur, le charme et, au final, était un peu effrayante. Pourtant, elle en restait désirable.

C'était ce qui faisait qu'on la voyait. ce qui faisait qu'elle était fascinante.

Et quel est ton tempérament ?

Orphée semblait venir d'un tout autre monde. Elle évoluait parmi les élèves de Poudlard sans même se rendre compte de leur présence. Jamais personne ne l'avait vu s'intéresser aux petites bagarres dans les couloirs, et encore moins aux discutions devant les salles de cours. A vrai dire, personne ne savait réellement qui se cachait derrière ce physique étrange. Surement une personne tout aussi étrange pour qu'elle soit mystérieuse et solitaire à ce point. Orphée ne dit jamais rien. Pourtant, quand elle parle, son avis compte. Ses mots, de par leur rareté, percutent deux fois plus son auditoire que si n'importe quelle autre personne avait dit les mêmes mots. Mais ça, c'est Orphée vue de l'extérieur. L'intérieur est au moins mille fois moins reluisant.

Orphée est un mensonge. Elle est l'incarnation de l'hypocrisie. L'essence de la folie. Rien de ce qu'elle prétendait être n'était la vérité. Elle souffrait de la solitude, mais aucun de tout ceux qui était présent dans l'école de sorcellerie ne pourrait combler la solitude qui la rongeait doucement de l'intérieur. Elle n'avait jamais trouvé personne pour la rendre heureuse et chacun de ses sourires avait toujours été empreint d'une sourde douleur, que, le temps passant, elle n'arrivait plus à gérer. Elle se renfermait sur elle même, ne trouvant un peu de joie que dans des paradis aussi artificiels que dangereux. La drogue et l'alcool était les seuls véritables amis de la brune. Contrairement aux clichés que l'on se fait des filles qui osent la décadence, Orphée n'était pas du genre a s'offrir aux premiers venus. Elle avait peur, en vérité, qu'être à nue devant les garçons perce tous ses secrets à jour. Elle faisait perpétuellement semblant. Semblant d'être lasse, elle qui n'en avait vu que si peu de la vie, semblant d'être infatigable, alors que chaque jour, se lever était un peu compliquer. Pourtant, elle conservait ses secrets précieusement, et veillait à ne rien laisser paraitre, donnant merveilleusement bien le change devant ses camarades qu'elle enviait, malgré son apparent mépris.
Orphée n'était pas de ce Monde. Elle était un extra-terrestre, atterri parmi les sorciers, et qui, constamment, cherchait une place qu'elle ne trouverait jamais.
Elle gardait jalousement toutes ses faiblesses, renfermée sur elle-même sans même le laisser paraitre, elle ne se confiait jamais. Comment pouvait-elle faire confiance aux autres alors qu'elle ne se faisait pas même confiance à elle-même?
Paradoxalement, Orphée était une jeune fille qui se pensait supérieure. C'était d'ailleurs surement ça, son problème. Elle aimait ses pouvoirs et les promesses qu'ils lui offraient. Elle aimait être la meilleure et se surpasser. C'était le seul coté relativement équilibré de sa personne. La seule chose qui paraissait réelle. Une cruauté froide et calculée. Elle était sèche et distante des autres. Tantôt elle se sentait supérieur, et trouvait les élèves indignes de sa personne, tantôt elle ressentait l'envie, le besoin même, de se mêler à eux. Elle ne savait plus où se trouvait la réalité de ses envies et ce qu'elle voulait se faire croire à elle même.
Pour ne pas perdre la face, Orphée aimait s'imaginer le Monde dans lequel elle aurait aimé vivre, savourant chaque nuit comme une échappatoire, et profitant de chaque bouffée de drogue comme d'une prolongation de son bonheur. Orphé n'était pas loin de la folie. Elle n'était pas tout à fait folle, ni tout à fait raisonnable. Encore une fois, ses deux mondes la refusaient. Elle restait à la lisière de l'un et de l'autre, seule avec sa souffrance.



à propos de vous
PRÉNOM/PSEUDO ϟ Lola
AGE ET RÉGION ϟ 19 Lyon
NIVEAU DE RP ϟ Ca dépend de la motivation et du temps, en général, je m'en sors plutôt bien, mais je mets du temps à répondre
COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ SC ? ϟ Samuel !
QU'EST-CE QUI VOUS A POUSSÉ A VOUS Y INSCRIRE ? ϟ Le design
CODE ϟ Edwige
CÉLÉBRITÉ DE VOTRE AVATAR ϟ Kaya Scodelario
CRÉDIT DE VOTRE FICHE ϟ tumblr


I'm not lovin' you, the way I wanted to
What I had to do, had to run from you
I'm in love with you, but the vibe is wrong
So ya never know, never never know
Never know enough, 'til it's over love
'Til we lose control, system overload
See I wanna move, but can't escape from you
So I keep it low, keep a secret code
So everybody else don't have to know
Love Lockdown- Kayne West
► Drop your Bomb baby, I'm ready.


Dernière édition par Orphée C. Scoth le Ven 17 Mai - 23:21, édité 12 fois
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Orphée C. Scoth
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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Sam 11 Mai - 3:57

Il était une fois...



    «Pourquoi lire une histoire qui commence déjà mal?»03h07Edward était au bord de la crise de nerfs. La situation lui échappait. Du haut de la tour où il résidait, il avait une vue imprenable sur New-York. Voila bien plusieurs mois qu'il ne s'y était pas intéressé. Il faisait nuit. Une heure à laquelle plus personne n'était penché sur ses dossiers. Sauf lui. Edward Scoth avait de gros ennuis. Cela se voyait à la façon dont il pinçait régulièrement les lèvres. La sueur perlait sur ses tempes et son stylo glissait entre ses mains moites. Sa veste de costume reposait, froissée, sur le dossier d'un fauteuil, et sa chemise était maculé de tache d'encre. Edward était un homme inquiet. On dit souvent que l'état d'une pièce reflète l'état d'esprit de la personne qui l'occupe. Edward Scoth et son bureau était le parfait contre exemple. Quelques fauteuils, à coté de la porte, entouraient une veille table basse en bois, recouverte d'une carafe en cristal remplis de cognac, ainsi que plusieurs verres. Le bureau trônait sur une estrade, au centre de la pièce, et deux piles de documents nettes et bien distinctes y étaient posées, entourant une lampe qui diffusait une lumière vive. Derrière, une immense bibliothèque habillait l'intégralité du mur. Il y avait là une imposante collection d'ouvrages, ainsi qu'au centre, une mallette remplie de cigares. Une femme entra et fit sursauter Edward, qui leva les yeux vers la silhouette fine et élancée de sa femme. Il lui sourit, émerveillé de sentir son coeur s'envoler dans sa poitrine, même après 20 ans de mariage. Il posa son stylo devant lui. " Edward, je t'en pris, il est plus de trois heure de matin. Viens te coucher..." Il acquiesça, la regarda tourner le dos et se leva. Attrapant sa veste, Edward sortit à son tour, murmurant entre ses lèvres que la situation ne pouvait plus durer, et que la prochaine fois, il en parlerai à Elisabeth, sa femme. *****03h23A une dizaine de kilomètre de là, Tom fixait son téléphone, attendant impatiemment un appel de son père. Il regrettait amèrement de ne pas avoir écouté les conseils de celui-ci, mais, encore une fois, ça avait été plus fort que lui. Il pensait à ce père, avocat richissime, mais surtout absent, et soupira. Cette fois, Tom le sentait, c'était la dernière fois que son géniteur l'aidait à se sortir du pétrin. Il entendit une sonnerie et décrocha immédiatement. Son sourire disparut très vite: il n'avait le droit qu'au secrétaire. Pire encore, celui-ci lui disait d'attendre. Mais l'attente était insupportable, et le jeune homme savait pertinemment qu'il n'écouterait pas ce secrétaire qui lui imposait la patience. Il savait aussi que la situation serait pire le lendemain. Mais il attrapa son porte feuille, et sortit dans l'insécurité de la ville qui ne dors jamais. *****03h30Candice sortit de son lit le plus discrètement possible, dévoilant son corps habillée d'un survêtement et d'un gros pull. Elle attrapa des tennis, et les enfila aussi silencieusement que rapidement. Prenant un sac de sport rempli de vêtements, elle sortit de sa chambre sans se retourner. Face aux escaliers, elle douta quelques secondes, et se reteint de prendre son inspiration. Les marches de la veille demeure était son pire obstacle, et elle redoutait leur grincement. Toute fois, elle se lança, et, après quelques douloureuses et laborieuses secondes, elle fut en bas. Elle sourit, dévoilant la blancheur de ses dents, et partit le plus rapidement possible. Dans la nuit, elle fut tentée de faire marche arrière. Mais elle se ravisa très vite et s'enfuit en courant dans la nuit de la grande pomme. *****03h43Edward tournait dans le lit conjugal. Il ne trouvait pas le sommeil, et savait qu'il ne le trouverait pas tant que les ennuis de son fils ne seraient pas résolus. Il avait tout fait pour Tom. Il l'avait inscrit dans un pensionnat réputé, lui avait offert une éducation stricte et complète. Mais rien de tout cela n'avait servi. Il s'était très vite retrouvé à essayer de le sortir des pires merdes, en payant les malfrats avec qui son fils avait essayé de jouer. La drogue était un milieu dangereux qu'Edward avait toujours craint, et il s'y était vu plongé à cause d'un fils difficile. Toute fois, il n'arrivait pas à lui en vouloir, pour la bonne et simple raison qu'il savait que la critique que Tom lui envoyait à la tête à chaque dispute était justifié: il n'avait jamais été là personnellement pour son propre enfant, et n'avait ainsi pas pu s'apercevoir plus tôt de la dérive dans laquelle Tom s'était plongé. Mais, le plus fatigant était de devoir cacher tout cela à sa femme. Il ne savait d'ailleurs toujours pas pourquoi il ne lui avouait pas la vérité. avait-il peur que se soit lui qu'elle juge, plutôt que le fauteur de trouble? Oui, et c'était d'ailleurs surement ce qu'elle ferait. Il se releva, et retourna le plus discrètement possible dans son bureau. Attrapant son cellulaire, il composa le numéro de son fils, et apporta le téléphone à son oreille. Il étouffa un juron en tombant sur son répondeur. Se maudissant, et maudissant sa manie de toujours remettre les choses à plus tard, il sortit de son bureau en trombe, mais le vieux avocat n’atteint pas la porte d’entrée, tombant la tête sur le bord de la table basse, mort et insatisfait, loin de sa femme chérie. *****03h50Son fils était loin, très loin de s’imaginer ce qui était arrivé à son père. Il était préoccupé par le nombre de verre qu’il pourrait encore consommer avant que le maigre butin qu’il avait pris avant de quitter son studio ne s’épuise. L’homme qui tenait le bistrot leva un sourcil, mais ne dit rien quand son client lui commanda un énième shooter de vodka, se contentant de le servir. A cette heure, le patron se doutait bien que ceux qui entrait dans son échoppe ne se modèrerait pas. Souvent las, les loques, comme il s’amusait à les appeler, ne parlaient jamais. A vrai dire, le seul bruit qu’ils faisaient était le bruit de leurs verres, qu’ils faisaient claquer inlassablement à chaque fois qu’ils les finissaient. Tom, puisque le serveur s’appelait également ainsi, songea à abandonner le service de nuit, ou du moins à charger quelqu’un de le faire pour lui. L’atmosphère était trop lourde pour ce vieux optimiste. Tom Scoth, lui, se posait des questions auxquelles il ne trouvait pas de réponse, et ses pensées devenaient de plus en plus confuses avec l’alcool. A vrai dire, il trouvait que le fil de ses songes étaient ambre, comme le cognac de son père. Il changea brusquement le cours de ses réflexions, ne supportant pas que même ici, son vieux géniteur vienne l’importuner. Il était regrettable que ces deux hommes, qui auraient donné leur vie pour l’autre, ne puisse pour autant s’apprécier. Il était également regrettable que quand la vie de l’un allait basculé, celle de l’autre soit déjà terminée. *****03h49La fatigue rattrapait Candice. Ses jambes devenaient lourdes, et elle ne se portait plus. Elle entra dans un bar ou une enseigne ou néons annonçait l’ouverture 24/24 de l’établissement. Se posant sur le premier tabouret qu’elle trouva, elle lâcha son sac et sortie de son soutient-gorge une liasse de billet. «Comme dans les films», pensa t’elle. La grande brune au regard vide était fière de ce qu’elle avait fait. Elle n’était plus sous l’emprise de son père. Elle était libre. Mais la liberté avait pour le moment un goût amère. Les rues New-Yorkaises n’étaient pas un endroit pour elle. Et encore moins la nuit. Elle commanda un chocolat chaud, croisa les bras sur la table, et posa sa tête dessus. Elle se serait endormis si elle n’avait pas entendu un homme ivre tomber de son tabouret. Elle regarda quelques instants ce jeune homme, qui ne devait être guère plus grand qu’elle marcher maladroitement jusqu’à la sortie, et retourna à son chocolat que le serveur avait copieusement aspergé de crème chantilly. Elle sourit, et en bu une gorgée. *****08h44Quand Elisabeth se réveilla, la première chose qu’elle se dit fut que cette journée allait être merveilleuse. Son fils devait venir dîner avec eux, et rien n’aurait pu venir entraver à ce bonheur si rare. Sa deuxième pensé fut pour son mari. Elle se dit qu’il avait l’air trop préoccupé, ces derniers temps, et qu’il fallait qu’elle pense à retirer la bouteille de cognac de son bureau. D’ailleurs, elle se leva, enfila une robe de chambre par dessus son pyjama, et fila dans la cuisine. Elle avait beau aimer son mari, son café du matin était un rituel auquel elle ne dérogeait pas ! Elle trouva étrange qu’Edward n’est pas préparé sa tasse, mais ne s’y attarda pas. Il était si perturbé ces derniers temps, mais pourtant pas assez pour qu’elle puisse imaginer le drame qui l’attendait. *****03h55Tom, honteux, sorti du bar tant bien que mal, et tituba encore sur quelques mètres dans la rue. Il ne tenait presque plus debout. Il se sentait très mal, et redoutait déjà le lendemain matin. Il tint encore quelque mètres, et s’écroula lamentablement, à coté d’une merde de chien. Glorieux, vraiment. Tom regroupa le peu d’énergie qu’il lui restait et s’assit, dos au mur. Il ferma quelques instants les yeux, et, quand il les rouvrit, une silhouette le fixait. Son coeur fit un bond dans sa poitrine: il avait des problèmes avec des dealers, et savait qu’on échappait jamais très longtemps à ces gens. Il se désola de ne pas avoir pu dire à son père qu’il lui en était reconnaissant de tout ce qu’il avait fait pour lui, et se prépara à recevoir des coups. Il ne releva même pas la finesse de l’ombre qui s’approchait de lui, trop occupé à se lamenter sur son sort. *****04h01Candice se leva, posa rapidement un billet sur sa table, et sortie à la recherche de l’homme. Elle ne savait pas pourquoi elle faisait cela. Mais sa grand-mère lui avait toujours dit de suivre ses intuitions. Et quelque chose lui disait que c’était ce qu’elle devait faire. Elle ne pensa pas une seconde que cette entreprise était aussi dangereuse que stupide, et passa la porte du bar sans se retourner. *****04h06Candice et Tom se faisaient face. Elle le jugeait. Il regardait par delà elle, cherchant ce qui n’allait pas. Comment pouvait-elle deviner qu’il pensait devoir mourir de sa main? Comment pouvait-il savoir qu’elle allait le changer pour toujours? Plus leur regard s’éternisait, moins Tom comprenait. Il était ivre mort. Pourquoi le regardait-elle comme s’il y avait une noblesse en lui? Elle était perdue et sa vie était vide. Comment pouvait-il la regarder comme si son existence avait un quelconque intérêt? Cet échange aurait pu durer encore des heures, mais, la vie les aida. Ils entendirent des cris, et des bruits de verre que l’on brisent. Essayant d’être le plus silencieux possible, Tom se leva, attrapa le sac de la jeune femme, et s’en alla, sans même vérifier si elle le suivait ou non. Elle, silencieuse et surprise, lui emboita le pas, essayant de se fondre dans les murs de la ville. Elle n’était pas rassurée, mais n’avait pas le choix. Il avait son sac, et elle était subjuguée par cet homme. Elle se décida de ne plus le quitter jusqu’à avoir rassasié sa curiosité. 08h50Elisabeth, sa tasse de café chaude entre ses mains, entra dans le bureau de son mari. Elle se senti mal de pénétrer ainsi dans son intimité, loin de sa présence, mais se rappela la présence de la bouteille, et baissa les yeux vers la table basse. La vision du corps de son mari, ainsi étendu sur le sol la rendit malade. Elle étouffa un hurlement et porta une main tremblante à ses lèvres. Déjà, les larmes montaient à ses yeux. Non, ce n’était pas possible. Elisabeth ne pouvait admettre la réalité qui s’imposait à elle. C’était trop. C’était absolument inconcevable. Il n’avait que 60 ans. Comment un Dieu pouvait-il créer un homme et le détruire aussi vite? Non, il devait y avoir une explication. Mais la femme eu beau crier le nom de l’homme, il n’eu aucune réaction. Elle s’écroula sur son corps et pleura pendant un long moment. Quand ses yeux furent secs et douloureux, elle se releva, attrapa le téléphone de son feu mari, et appela les urgences, sans remarquer les 8 messages laissés par son fils. ____________________Le soleil était déjà levé quand Candice ouvrit les yeux. Elle les referma immédiatement, aveuglée par la clarté des rideaux ouverts. Quelques secondes, à peine, plus tard, quelqu’un les referma, s’excusant de l’avoir réveillé. Elle fronça encore une fois les sourcils, mais cette fois, ce n’était pas à cause d’un rayon de soleil. Quelqu’un était dans sa chambre. Elle avait fait des cauchemars toute la nuit et...Elle se releva immédiatement, faisant sursauter un homme, assis au bord de son lit. Elle avait donc réellement fui. Ce n’était pas une chimère inventée par son esprit ! Elle éclata de rire, avant de se ressaisir. Avait-elle donc pu coucher avec cet homme dont elle ne connaissait même pas le prénom? Il semblait dans un sale état, mais la jeune femme décida que son doute était une priorité et décida, au risque de le mettre mal à l’aise, de s’assurer de la préservation de sa virginité. Il rougit autant qu’elle a la question, et désigna du menton un matelas à même le sol, sur lequel il semblait avoir dormis. Rassurée, la jeune femme se leva et vint s’asseoir à ses cotés. Elle s’apprêta à ouvrir la bouche quand le téléphone de celui qui s’appelait Tom sonna. Déçue, la jeune femme s’avachi sur le lit et attendis patiemment la fin de la conversation avant de commencer la sienne. Pourtant, les choses allaient contre elle. Rapidement, elle compris que, au téléphone, la vie de cet inconnu prenait un cap important. Elle ne pouvait se consoler en pensant que celui qu’elle lui ferait prendre était plus important encore, car elle ne pouvait le savoir. Aussi, elle se contenta d’attendre, en espérant que rien ne changerait quant à sa situation. Espérant aussi qu’il ne la forcerait pas à le quitter. Tom, de son coté, avait peine à en croire ses oreilles. Pourtant, les mots, bien que tremblant de sa mère, étaient clairs: son père était mort. La sentence était si cru qu’il ne pouvait la digérer. Bien qu’Elisabeth ai raccroché depuis une bonne minute, il garda le combiné contre son oreille, pour ne pas avoir a affronter ce qui suivrait: l’enterrement, les pleurs, cette rose qu’on lance sur un cercueil de bois. Cette terre avec laquelle on cache la dernière preuve palpable d’une vie remplie. Il devrait vivre orphelin de père. Malgré qu’il ne l’ai jamais vraiment côtoyé, savoir qu'il n'entendrait plus la voix pressée et impatiente de son père lui fit le plus grand mal. Quand il reposa le téléphone sur son socle, il se retourna automatiquement vers la seule présence de la pièce, et, retenant tout juste ses larmes, vint s’étendre à ses cotés. Elle ne posa pas de questions. Elle ne le regarda pas. Elle ne le toucha pas. Elle se contenta de respirer à ses cotés. Il se cala sur son rythme et se laissa apaiser par le bruit qu’elle faisait. Il lui en serait éternellement reconnaissant. Quelques jours plus tard, Tom et Candice se rendirent, ensemble, dans une Eglise où attendaient déjà une grande partie des proches de son père. Il en connaissait la plupart, mais n’en salua aucun. Il se contenta de traverser l’allée jusqu’a sa mère, qui lui semblait toute petite dans son habit de deuil. Elle le serra dans ses bras et aurait souhaité ne jamais le lâcher. Pourtant, elle le fit quelques secondes plus tard, presque contre son gré. On ne posa aucune question sur Candice. On se contenta de se serrer un peu plus pour lui laisser sa place dans le cercle qui se faisait autour de la tombe creusé d’Edward. Elle pleura cet homme qu’elle ne connaissait pas mais qui avait l’air tellement aimé. Elle se dit qu’elle l’avait peut-être croisé dans la rue, un jour, et n’y avait jamais prêté attention. Aussitôt, elle se mit à penser que l’indifférence dont faisait preuve les hommes les uns envers les autres était intolérable. Mais elle se ressaisit, et se remit à pleurer, le plus discrètement possible, comme pour ne pas gêner la tristesse et le deuil de cette famille dont elle ignorait tout. Elle pleura aussi la famille qu’elle avait laissé derrière elle, sa virginité, perdue quelques heures plus tôt, et cette liberté qu’elle venait de perdre en comprenant qu’elle était tombée amoureuse de Tom.Elle jeta une poignée de terre, enterrant en ce lieu le père du futur père de son enfant, ainsi que son ancienne vie, à laquelle elle avait définitivement renoncé en décidant de suivre Tom. «Et les Dieux se déchaineront toujours ainsi. Car il faut donner du Sens à tout ça.»Les journées s’allongeaient, et, bloquée dans le minuscule studio de Tom, Candice ne parvenait pas à desceller ses lèvres. Cette nuit, elle s’était réveillée en sursaut. Un de ses rêves l’avait mis en face de ses pires craintes. Et si son père la retrouvait? Sa vie à elle n’était pas en danger, mais celle de l’homme qui dormait à ses cotés, si. De son coté, Tom aussi avait les yeux grands ouverts. Il semblait se perdre dans la contemplation des chiffres verts de son réveil. Mais en réalité, il ne les voyait même pas. Tom était face à un cas de conscience. Les choses, avec Candice, avaient été précipitées, mais il sentait que ça durerait, et qu’il avait trouvé la bonne. Il lui devait la vérité. Mais, il avait peur. Peur que la vérité la face fuir à jamais. En même temps, ils se redressèrent. Pendant quelques secondes, Tom et Candice se regardèrent, un mince sourire aux lèvres, puis, la femme retrouva la raison, et détacha son regard de celui de l’homme qui, par la même occasion, se rappela de pourquoi il s’était levé. Elle commença. Elle lui raconta comment elle avait été élevé. Comment son père avait fait d’elle une enfant renfermée et solitaire. Détaillant sa vie où elle avait toujours rêvé de s’échapper. Puis, elle lâcha le plus gros morceau: son père était un baron de la drogue New-Yorkaise. C’était pour cela qu’il l’avait protégé de l’extérieur. Mais l’amour de son géniteur ne remplaçait pas le besoin de liberté de la jeune fille. Aussi, elle s’était enfuis. Et avait rencontré Tom. Abasourdis par ce qu’il venait d’entendre, il délia à son tour sa langue, espérant que son histoire ne fut pas plus proche de celle de la brune que cette rencontre dans ce bar.Lui, avait vécu avec un père absent. Bien qu’il savait que celui-ci l’aimait et donnerait sa vie pour lui, ils ne s’étaient que rarement vu. Et toujours, leurs rencontres avaient été brèves et froides. sa mère avait essayé à grandes peines de consolider les liens qui existaient entre eux sans grand succès. Quand il était parti du foyer familial, Tom était partit à la dérive. Il s’était plongé dans la drogue, pour attirer l’attention d’Edward, puis, avait finalement arrêté. Mais, aujourd’hui encore, il avait de grosse dette envers l’un de ses fournisseurs, qui le menaçait régulièrement et violemment. Aujourd’hui, Tom était un homme effrayé. Il craignait pour sa vie et maintenant pour celle de Candice. Le père de Candice et le dealer de Tom était le même homme. Ils s’en doutaient sans oser l’admettre. Ca compliquait terriblement les choses. La vie se poursuivit ainsi pour eux pendant un petit mois, guère plus. Le temps, tout juste, qu’une nouvelle vienne ébranler la fragilité de leur sécurité. Candice était enceinte. C’était à la fois un cadeau inespéré et quelque chose qui leur causait la plus grande des frayeurs. Tom et Candice ne s’attardèrent que quelques jours. Ils fuirent New-York. Ensembles, mains dans la mains, ils espéraient trouver ailleurs une tranquillité qu’ils ne trouveraient pas à New-York. L’argent que Candice avait volé à son père le jour de sa fuite les aideraient à survivre pendant un laps de temps respectable, et, ils se promirent de s’inquiéter de leur survie, mais plus tard. Les premiers jours furent euphorique. Parfaits. Ils se sentaient comme deux héros, fuyant par amour. Et cela leur suffisait pour avancer. Ils trouvèrent rapidement des gens qui acceptèrent de les loger. Mais, deux semaines plus tard, l’ivresse s’était envolée, et Candice commençait à paniquer. Comment élèverait-elle sa fille? Comment ferait-elle pour subvenir à ses besoins dans un contexte si hostile? Une nuit, alors que Tom dormait à point fermé à ses cotés, elle se leva, et s’enfuie à nouveau. Cette fois, en revanche, c’était différent. Ce n’était pas ses intérêts qu’elle servait, mais ceux d’un être qu’elle ne connaissait même pas. Son coeur, en cette nuit chaude, s’arracha. Il se sonda en deux. L’une partie restant bien attachée dans son corps, et l’autre, refusant de quitter l’homme qu’elle aimait. Elle serra les lèvres et, les larmes aux yeux, se mit à courir, pour la deuxième fois de sa vie, dans des rues qu’elle ne connaissait pas. «Il arrive que le bonheur d'un être bouffe celui d'un autre.»Les retrouvailles avec son père furent plus calmes que ce qu’elle avait craint. Rassurée, elle sut puiser dans ce réconfort le courage pour annoncer sa grossesse à son bandit de géniteur. Rien. Aucune réaction. Il se contenta de la congédier dans sa chambre, et elle reçu l’ordre de ne plus la quitter. Dans l’intimité de cette pièce qui, depuis son départ, était restée inchangée, elle pleura. Candice en voulait à son enfant de l’avoir séparé de Tom. 8 mois plus tard, cette rancoeur ne l’avait toujours pas quitté. On lui posa sa fille dans les bras, et elle fut réticente à lui donner le sein. Elle tenait pour responsable la chair de sa chair de sa séparation avec celui qu’elle aimait. Son coeur ne pouvait passer au dessus de tout cela. Elle rentra de la maternité, vide et fatiguée d’haïr un être innocent. La mère s’en voulait autant qu’elle en voulait à sa fille. Elle savait qu’elle ne pouvait vivre ainsi. Mais passer au dessus de tout ça était au dessus de ses forces. Pendant plusieurs semaines, elle pensa au pire. A mettre un terme à sa vie. Mais chaque fois que l’occasion c’était présentée, elle n’en avait pas eu le courage. Au fil des jours, elle s’habitua aux cris de sa fille, Orphée Candice Scoth. Et s’y attacha même, en se raccrochant au souvenir de Tom dont elle retrouvait certains traits chez son enfants. Sa mère donna tout pour sa petite-fille, la couvrant d’attention. Si cela avait arrangé Candice aux débuts, elle devenait jalouse des liens qui unissaient les deux femmes. Elle avait cédé sa place à sa mère. Et s’en voulait terriblement. Orphée était une enfant intelligente. Mais surtout surprenante. En réalité, elle effrayait un peu ceux qui ne vivaient pas avec elle. En particulier les hommes, y compris son grand-pères, auxquels elle n’accordait jamais un regard. Exceptées Candice et la mère de celle-ci, jamais personne ne l’avait vu sourire. Ni aux guillis, ni aux grimaces. Orphée se contentait d’observer, silencieuse, la moue boudeuse. Elle qui était si joyeuse et si drôle la maison vide, devenait triste et étrange dès qu’elle sentait un étranger.Ses premières dents, ses premiers pas.. Candice suivit tous ces exploits avec une émotion qu’elle ne dissimulait plus. La colère avait totalement disparut. Elle avait fondu devant les fossettes de son enfant. Candice installa son enfant sur sa poussette, elle ne pouvait retenir cette moue d’exaspération. La mère détestait les sorties que la grand mère lui imposait. Revoir ses filles, qui avaient peuplées son enfance ne lui plaisait guère. Passer pour la fille de rien qui avait eu un enfant à à peine 20 achevait de lui ôter tout enthousiasme à l’idée de cette sortie. Sa mère l’appela, dans le hall, et, au ton de voix inquiet qu’elle avait, Candice ne protesta pas, se contentant de la rejoindre. Son enfant dans les bras, elle sentis son coeur s’envoler.Là, dans sa maison, se tenait la plus belle rencontre de sa vie. L’homme qui lui avait toujours manqué depuis qu’elle l’avait quitté. Elle s'apprêta à confier son enfant à sa mère, et à se jeter dans ses bras, mais la honte l’en empêcha. Figée sur ses deux pieds, elle n’osa bientôt plus soutenir le regard de celui qu’elle avait abandonné sans aucune raison apparente. Pourtant, il était là, se tenant silencieux et immobile dans sa maison à elle. Lui avait-elle manqué autant qu’il lui avait manqué à elle? Quand Candice s’autorisa à nouveau à regarder le visage de Tom, elle fut blessé de constater que ce n’était pas à elle qu’il s’intéressait. Orphée semblait captiver l’entière attention du visiteur. Après un bref coup d’oeil à sa fille, Candice fut heureuse de constater que la réciproque n’était pas vraie. Rassurée, mais n’en oubliant toute fois pas la bienséance, elle mit l’enfant à terre, et se décala pour laisser entrer Tom. Sa mère avait disparut, mais, ni l’un, ni l’autre ne semblait l’avoir remarqué. Ils étaient, sans qu'aucun ne veuille vraiment l’admettre, subjuguer par la personne qu’ils retrouvaient. La barbe de deux jours de Tom et son air inquiet lui donnait un soupçon de maturité que Candice ne lui avait jamais connu. Lui, il trouvait que la maternité lui allait bien. Elle semblait calme et présentait une douceur nouvelle. Ils avaient l’un et l’autre une certaine réticence à faire le premier pas. Tom considérait qu’il l’avait déjà fait en se pointant ici. Candice, n’osait tout simplement pas affronter cet homme qu’elle avait abandonné. Ils se contentaient d’observer leur création commune, qui ne semblait pas s’apercevoir être le centre de toutes les attentions. Ou à vrai dire, peut-être le savait-elle. Mais elle semblait bien plus intéressé pas la bague en or que sa grand mère avait laissé sur la table basse. Peu à peu, les parents se détendirent. La grand-mère vint prendre l’enfant, et referma la porte du salon sur ce couple réunit à nouveau. « C’est sur des malentendus que se forme toujours les plus belles histoires. Car la vérité n’est jamais aussi belle que les rêves ..»Orphée comprit qu’elle était extraordinaire. Ce n’était pas tant une idée de son esprit juvénile qu’une réalité. La petite prenait ses aises dans sa famille à nouveau unie, et s’imposait presque en maîtresse de maison. Elle n’était que guère écouté par ses parents, mais peu importe. Elle le savait et ça suffisait à ce qu’elle adapte son caractère à son statut. En fait, Orphée avait une haute estime d’elle même, et n’écoutait plus personne quand il s’agissait de satisfaire les plus étranges de ses envies. Elle était très à l’écoute d’elle même et avait pour habitude de s’accorder chaque jour un dizaine de minutes de réflexion quand à la meilleure façon de se faire plaisir au cours de la journée. Cette habitude, d’ailleurs, semblait être concluante puisque, de mémoire d’homme, Orphée se coucha chaque jour heureuse. Si elle ne connaissait pas la frustration, c’était parce qu’elle connaissait les limites et avait appris à jouer avec pour ne les dépasser que quand le moment s’y prêtait. Ses parents ne s’apercevaient pas de ce comportement, et ne pouvaient donc lutter contre cette façon qu’avait leur fille d’être imbue d’elle même. Elle ne leur présentait que son plus beau visage et, grand bien leur face, ils ne savaient, à ce jour, toujours pas à quel point leur fille était loin d’être un ange. A huit ans, l’enfant compris d’où lui venait cette intuition. Celle qui lui avait appris bien avant l’heure qu’elle était extraordinaire. Lors d’un repas comme beaucoup d’autres, les parents n’accordaient pas toute l’importance à Orphée que ce qu’elle pensait mériter. Affreusement frustrée, la jeune fille retint un cri de rage, et serra les poings, mais l’effet fut plus spectaculaire que si elle avait hurlé. En effet, ses parents tournèrent d’un même mouvement la tête vers leur fille. Ils échangèrent un regard apeuré. Ni l’un ni l’autre n’avait eu l’intention de regarder Orphée. Quelque chose d’étrange venait de se passer, quelque chose qui les hanterait longtemps après ce jour d’apparence si banale. L’enfant, surprise de ce qui venait de se produire se leva et sorti de table, posant à coté de son assiette sa serviette. Elle monta d’un pas en apparence serein les escaliers qui la menèrent jusqu’à sa chambre. Une fois dans ce lieu qui n’appartenait qu’à elle, Orphée s’enroula dans sa couette et assise, se mit à contempler l’infini. On eu dit une statue tant elle était immobile. Elle ne clignait presque pas des paupières, et les mouvements de sa respiration étaient camouflés par sa couverture. Ses yeux bleus étaient humides, mais aucune larme ne s’en échappa. Il n’y avait aucun bruit. Le temps semblait figé. Un étage plus bas, pourtant, c’était l’euphorie. Les parents s’agitèrent, passant des coups de fil à répétition, cherchant la signification de ce qui venait de se passer. La mère avait peur tandis que, pour la première fois depuis bien longtemps, le père, ancien toxico, eu à nouveau envie de s’enfuir dans des paradis artificiels, pour oublier la décadence de la réalité. Orphée était heureuse. Elle était un être à part, et trouvait en cet événement la promesse de lendemain plus à la hauteur. Elle n’avait pas peur. Les choses étaient surement planifiées, et elle allait être prise en charge par les gens du monde auquel elle appartenait. Aucune appréhension. Rien. Orphée ne ressentait que la satisfaction d’avoir la preuve de la supériorité qu’elle proclamait depuis tant de temps. Les choses s’enchainèrent très vite. Un homme pénétra dans le salon des Scoth sans qu’il n’y soit invité. Candice paniqua devant cette présence qu’elle n’avait pas prévue et Tom passa les bras autour des épaules de sa femme, pour la rassurer. Menaçant l’inconnu du téléphone qu’il avait à la main, il le somma de se présenter, ce que l’homme s’empressa de faire, les mains devant sa poitrine, comme pour montrer ses bonnes intentions. Poudlard ? Magie ? C’était insensé, mais ni l’un ni l’autre des deux parents ne pensa qu’il était fou. Il devait admettre la vérité. Ce qui c’était passé un peu plus tôt ne pouvait pas être expliqué raisonnablement. Mais ils se promirent de sauter sur l’occasion d’interpréter cet acte autrement si l’occasion s’en présentait. L’homme resta un peu moins d’une demi-heure. Quand il parti, Candice fila directement dans la chambre d’Orphée et y pénétra sans frapper. Mais sa fille n'était plus là. Candice n'eu pas peur. Elle claqua la porte de rage et se retins de hurler. C'était de famille, la fuite. Mais elle ne pouvait pas savoir qu'Orphée n'était pas du genre à fuir pour si peu, et qu'elle ne souffrait en aucun cas de ne pas savoir d'où venait la chose qui c'était passé lors du repas. Pire, elle ne pouvait se douter que sa fille savait tout ça.Dans la rue, Orphée entra dans la boulangerie et s'acheta quelques bonbons. Elle ne pouvait cacher le sourire qu'elle abordait, et le boulanger parut surpris de voir la petite Scoth faire preuve de sentiment extérieur. Elle qui semblait pourtant si secrète. Elle s'assit sur un banc ou une petite fille ne tarda pas à la rejoindre. Salut, tu veux bien me donner un bonbon ? Orphée lui jeta un regard avant de reporter son attention sur ses friandises. Elle était de nouveau indifférente, son visage vide et stoïque. Toute fois, la blonde qui l'avait rejointe eu jurer voir un sourire se dessiner sur son visage pendant moins d'une seconde. Orphée croqua son dernier bonbon, sous les yeux dégouttés de l'enfant.Zut alors,c'est trop tard. L'autre, Judith, leva les yeux vers Orphée. Elle semblait sortir d'un tout autre monde. Son ton était vide et creux, comme si elle avait annoncé la météo du lendemain. La jeune fille n’insista pas mais décida de rester. Elle balançait ses pieds qui ne touchaient pas le sol, donnant à son visage une expression des plus naïve. A coté, Orphée semblait avoir 5 ans de plus. Pourtant, malgré son expression plus hostile, c'était elle qui attirait le regard. Elle semblait narguer le reste du monde, qui ne la connaîtrait jamais vraiment tout à fait. Au bout de quelques secondes, Orphée se leva, et parti sous le regard dépité de Judith. A 10 ans, Orphée déménagea. Son père avait perdu son travail et la famille ne pouvait plus s'offrir le confort de la luxueuse maison qu'il avait avant. La jeune enfant ne pu s'empêcher de penser qu'il étai ironique que, quand son père n'était jamais à la maison, elle fut magnifique, mais que maintenant qu'il y passait son temps, elle soit des plus minable. Orphée avait besoin d'un coupable, et la cible fut ce nouveau foyer. Elle macula ses murs de trace de crayon et de terre, et sa mère devint presque folle sous ces actes qu'elle ne comprenait pas: Orphée ne se donnant jamais la peine de s'expliquer. D'ailleurs, la petite fille ne parlait presque plus à sa mère. Elle s'éloignait tout doucement, et Candice la soupçonnait de lui en vouloir pour le déménagement. C'était surement vrai mais elle n'en obtint jamais la confirmation. Un an plus tard, les secrets continuèrent. De plus en plus gros, de plus en plus important. Alors, la lettre de Poudlard arriva comme un soulagement dans cette famille, sans que personne n'ose se l'avouer. Le mutisme d'Orphée rongeait peu à peu se couple, qui n'avait plus qu'un seul sujet de conversation. Et le sujet se prêtait fort bien aux querelles, ce que je manquait pas de faire Tom et Candice. Quand ils virent leur fille s'éloigner loin d'eux, ils furent à la fois horriblement triste, mais soulagé. Elle ne dit pas au revoir, et ne pleura pas. Quelques secondes avant d'entrer dans le mur qui les séparerait, toute fois, elle se retourna. Sa mère osa un sourire, mais sa fille ne le lui rendit pas: elle observait, encore. Une fois dans le Poudlard express, Orphée pris soin de choisir un wagon remplis de garçon bruyant, qui semblaient déjà se connaitre, afin d'être sûr de ne pas être dérangé. Elle détestait le hasard. De toute façon, il faisait toujours mal les choses. Refermant derrière elle la porte du wagon plein, elle prit la dernière place, coté vitre (coup de chance) et se plongea dans la contemplation du paysage verdoyant qui défilait sous ses yeux vides. Les conversations étaient changeantes, et n’intéressaient pas vraiment la jeune femme qui ne connaissait rien au Quidditch et aux Chocogrenouilles dont ils parlaient. Toute fois, sans en donner l'air, elle tendis l'oreille quand ils baisèrent la voix. Celui qui était en face prit un ton mystérieux et important.Mon père, lui, ne croit pas en leur retour. Vous savez qui est mort, et, si je n'étais pas aussi petit, j'oserai même prononcer son nom ! Chiche, répondit son camarade, plein de tache de douceur. Voldemort, repris le brun, à qui cette accès de courage avait fait rougir les joues. Les trois amis rirent de bon coeur et Orphée se promit d'en savoir plus sur ce Voldemort qui paraissait les intimider. Elle sortit première du wagon, sous le regards courroucés et indignés de ses camarades de voyage et arriva devant le château. Elle même ne pu s'empêcher de le trouver grandiose et impressionnant. D'un autre coté, sa famille n'était pas extraordinairement riche, et la seule comparaison qu'elle avait ne faisait donc pas le poids. Mais tout de même, il en fallait beaucoup pour impressionner Orphée Scoth.Une fois dans la grande salle, passé l'épreuve du chapeau sur la tête, la sorcière se rendit compte d'une chose: elle était déçue. Le décor était vieux et cliché et le confort primaire. Ce banc de bois lui faisait mal au jambes et la table était bien trop haute pour qu'elle puisse s'estimer à l'aise. La directrice ne parla pas de personne extraordinaire. Les plus vieux semblaient blasés par se discours qui devait paraître répétitif. Elle suivit, comme les autres, le préfet qui la mena à son dortoir, et s'endormis dans un lit chaud, comme les autres. Elle avait été persuadée de rencontrer, ici, des gens comme elle, fières et conscients de la chance mise entre leurs mains. Elle n'y avait trouvé qu'une masse de gens surexcités ou au contraire, semblant rejoindre le bagne après deux mois de libertés. Pas très différent de l'école qu'elle connaissait, en somme. Elle fut rapidement repérée par les professeurs qui ne virent en elle qu'une gamine difficile comme ils en avaient tant. Ils déchanteraient très vite, mais Orphée prit rapidement l'habitude de ne rien prévoir, le soir, à 18 heures. C'est à un de ces plaisants rendez-vous qu'elle rencontra Eden. Eden n'était pas le profil type de la "copine de la fille qui 'en a rien a foutre de tout". Mais ce serait la meilleure et seule amie d'Orphée. Parce qu'elles se complétaient. Parce qu'Eden représentait tout ce qu'Orphée n'avait pas. Pour Eden, c'était surement parce qu'Orphée prenait la peine de l'écouter. Des liens solides se construisirent entre les deux jeunes filles, aussi improbable que cela puisse paraître. On parlait beaucoup sur cette amitié, et les rumeurs circulaient bon train, mais ni l'une ni l'autre ne s’intéressait à cela.Pendant les vacances de la 5eme à la 6eme année, Orphée tomba amoureuse. Douloureusement. Elle sortit avec Peter le voisin. Elle tremblait presque à chaque fois qu'elle le voyait. Elle était pétrifiée de voir que quelque chose comptait. Mais les choses virèrent au cauchemar. La jeune fille allait à reculons dans son histoire avec Peter, et il interpréta mal sa réaction. Pensant qu'elle se foutait de lui, il cru se protéger en la foutant dehors. L'adolescente rentra chez elle, s'interdisant de pleurer tant qu'elle ne fut pas dans sa chambre. Mais une fois qu'elle y fut, les larmes ne coulèrent pas. Elle se leva, et fila voir Eliott, le meilleur ami de Peter. Il lui ouvrit sa porte, et la suivit jusqu'à l'étage. Enfin, elle pleura, nue, tandis que lui, lui prenait sa virginité. Il ne posa pas de question, se doutant bien qu'Orphée se servait de lui pour se venger. Il n'en avait rien à foutre, ça lui plaisait bien.



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Dernière édition par Orphée C. Scoth le Ven 17 Mai - 6:48, édité 5 fois
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Orphée C. Scoth
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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Sam 11 Mai - 4:50

+1 de sécurité


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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Sam 11 Mai - 7:26

Re bienvenue chey Nous Orpheounouchette !
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Samuel J. Scott
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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Sam 11 Mai - 8:10

Non mais... Tu comptes inclure des pauses cafés ? Autant c'est génial à lire parfois, autant tu nous ponds un truc énorme xD

Rebienvenue et bon courage pour finir l'histoire, t'en as bien besoin je crois
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Orphée C. Scoth
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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Sam 11 Mai - 18:37

Merciiiii !

Ouais bah j'fais ce que je veux d'abord ! Et puis la fiche était déjà faite de la dernière fois, je ne change que la fin Muhahahaaa!


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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Dim 12 Mai - 9:27

Re mon enfant!!!!!
Mouahahahahahahahahahahaahahah écrit encore une dizaine de page please, histoire de donner du boulot à Diane. Fais ça pour moi s'il te plait
En tout cas super début de fiche
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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Mar 14 Mai - 19:33

Re-bienvenue donc!
Kaya la magnifique!
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Orphée C. Scoth
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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Ven 17 Mai - 6:54

Merci à tous ! J'ai finish ma fiche ! Ahah que je suis drôle !


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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth Sam 18 Mai - 3:08

J'ai adoré tu écris magnifiquement bien, c'est incroyable comment tu as évolué depuis les début de SC !
Te voilà validée (: tu me réserve un lien qui déchire sa mémé hein
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MessageSujet: Re: I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth

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I Wanna Live Right Now ⎪Orphée C. Scoth

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