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 Tender is the Night [Léo]

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Caliban U. Lancastre
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MessageSujet: Tender is the Night [Léo] Sam 1 Mar - 10:44

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*Je regardai ma montre d’un air impatient. Déjà plus de vingt et unes heures, et les clients se faisaient bien trop rares à mon goût. Je jetai un coup d’œil à travers le rideau de velours qui séparait la salle de strip-tease des couloirs administratifs, et ne vis que trois malheureux sorciers se rincer l’œil sur quatre danseuses aux positions lascives. Leur regard concupiscent eut le don de m’agacer, et je refermai le rideau d’un geste brusque, manquant d’en faire tomber la tringle. Les minutes passèrent, et enfin, j’entendis du bruit dans le hall d’entrée : un groupe de plus de vingt hommes venait de faire son apparition. Eulalie, ma seconde, les accueillit dans sa robe noire moulante, un sourire éclatant aux lèvres et les guida jusque dans la pièce où j’entendis quelques sifflets d’approbation. Lorsqu’elle m’aperçut, Lalie me lança l’un de ces sourires d’ange dont elle avait le secret et fila dans son bureau où elle avait rendez vous avec une potentielle future danseuse. Nous nous partagions tous les deux l’administration de la boîte, si bien qu’en général elle s’occupait d’embaucher les filles quand moi-même j’étais occupé avec ce qu’il se passait dans les bas fond du club : la négociation avec les mafieux. Le mardi soir était un jour de la semaine assez calme, et en général, je n’avais rien d’autre à faire que d’observer le bon déroulement des choses, avant de rentrer chez moi assez tôt pour embrasser ma fille. Ce soir, cependant, était un soir très différent des autres. En effet, j’avais rendez-vous avec une jeune femme. Voilà plusieurs semaines que je côtoyais Léonora Bradford. J’avais rencontré la sorcière dans son café du chemin de travers, et depuis je n’avais eu de cesse de penser à elle et à son parfum capiteux. Pourquoi Diable me faisait-elle cet effet ? J’en étais venu à la conclusion qu’elle n’était rien de plus pour moi que les autres femmes que je sautais les autres soirs, mais que mon cerveau tordu avait nourrit pour elle une obsession irrationnelle. Ainsi, je m’étais donné la peine, trois fois durant, de lui parler et de prendre un café avec elle, bavardant de tout et de rien, apprenant qu’elle était mariée. Ce dernier détail n’était à mes yeux pas un obstacle insurmontable, si bien que lors de notre dernière rencontre, je lui proposais de lui faire visiter mon club le mardi qui suivait.

Or, nous étions mardi, et Léonora devait venir aux alentours de dix heures du soir. Ce qu’elle faisait avant ? Je n’en savais rien, sans doute devait-elle attendre de monter un énorme mensonge pour son époux afin de venir me retrouver. Je doutais franchement qu’elle lui dise la vérité, à savoir qu’elle allait visiter le club de strip tease d’une connaissance. Alors que je m’attendais à un retard notoire de sa part, j’entrevis sa chevelure blonde rester dans le hall d’entrée, ses grands yeux curieux à la recherche de quelqu’un à qui s’adresser. Eulalie sortit et lorsqu’elle me passa devant, je posai une main sur son épaule et murmurai « Laisse, je m’occupe d’elle. » Elle m’adressa un regard coquin avant de retourner à son bureau non sans avoir saluer gentiment la nouvelle venue. D’un pas décontracté je m’approchai de Léonora et m’emparai de sa main pour y déposer un baise-main. « Bonsoir. » Je la dardai de mes yeux avides, me délectant de ses courbes au travers de ses vêtements, avant de passer une main chaste dans le bas de son dos et de la faire pénétrer dans la pièce névralgique du pub, ainsi que dans mon monde fait de boa à plumes et de lubricité écœurante. « Je suis content que tu sois venue », chuchotai-je à son oreille, le souffle court de désir. Je ne m’étais pas caché quant à mes intention, ainsi j’étais sûre de la faire tomber dans mes filets : une femme fidèle et sûre de ses sentiments pour son époux n’aurait jamais accepté ce genre de rendez vous.

« Je t’offre un verre ? Alcool, jus de fruit ? » Je réalisai que je ne connaissais presque rien d’elle et étrangement j’eu la bref pensée que j’avais envie d’en savoir plus. Alors que je devais la considérer comme un coup d’un soir, je réalisai que pour une fois, je voulais connaître un peu plus que le prénom de ma victime. Sans même attendre sa réponse, j’appelai d’un regard l’une des serveuse très court vêtue afin de prendre nos commandes, avant de diriger Léonora dans un salon privé aux couleurs neutres et chaleureuses, et aux canapés et fauteuils confortables. Loin de la musique et des sifflements vulgaires de mes clients, je pourrai mieux m’adonner à la délectation des courbes de la douce jeune femme. « Je suis curieux de savoir ce que tu as raconté à ton époux », ce dernier mot m’écorcha dangereusement la gorge, tandis que je tentais d’avoir un air dégagé et presque provocateur. Bon sang, et cette odeur qui émanait d’elle, quand Ciel allait-elle cesser d’être aussi désirable à mes yeux ?
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MessageSujet: Re: Tender is the Night [Léo] Sam 1 Mar - 12:34

Elle était assise sur son lit depuis un bon moment maintenant, à se demander si elle allait partir, ou  rester là. Les mains sur les genoux, le regard perdu dans le vide, elle mourrait d'envie de quitter cet appartement infernal et de le rejoindre. Il y avait .. quelque chose, à propos de lui, quelque chose de différent, qui l'attirait irrésistiblement. Était-ce son sourire charmeur, son mode de vie si excitant ou la façon dont il la regardait ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus rien depuis qu'elle l'avait rencontré. C'était il y a quelques semaines, il était venu dans son café, ils avaient parlé un peu, et elle avait immédiatement été attiré par lui. Léonora savait pertinemment qu'elle tentait le diable chaque fois plus à mesure qu'elle le revoyait, mais c'était plus fort qu'elle. Après tout, ils ne faisaient rien de mal. Ils se voyaient, parlaient, et c'était tout. Bien sûr qu'elle savait qu'elle lui plaisait, bien sûr qu'elle aimait lorsqu'il glissait sa main sur la sienne et qu'il déposait doucement un baiser sur sa joue. Mais elle n'avait jamais franchi la ligne de non retour, et elle n'en avait pas l'intention. Elle était mariée, et même si son mariage n'aurait pu être plus malheureux, jamais elle ne quitterait Alec, et jamais elle ne lui serait infidèle. C'était simplement que .. sa vie était si ennuyeuse, et il était si charmant .. Il serait son échappatoire un temps, avant qu'elle retourne à sa monotonie. Non, rien de plus n'arriverait. N'est-ce pas ?

Caliban s'était montré de plus en plus tactile au fil des rendez-vous, et lorsqu'il l'avait invité la semaine dernière à le rejoindre ce soir au Pink Lady, elle avait tout de suite compris qu'il tenterait plus, et c'était pour cette raison qu'elle hésitait tant à y aller. Il lui plaisait. Elle avait du mal à se l'avouer, mais c'était un fait. Il  avait quelque chose .. d’envoûtant. D'irrésistiblement attirant. Et Dieu seul savait si elle tiendrait.

Alors, y aller, ou rester là ? Dans son magnifique appartement du centre, dans sa chambre parfaitement décoré, mais vide et froide, où dans ce temple de la luxure et de l'envie qu'était le Pink Lady, avec lui ? Brusquement elle se leva. Léonora était belle dans sa robe courte qu'elle avait mis quinze minutes à choisir, et son maquillage qui avait été fait avec soin aussi. Au final, sa décision avait été prise il y a des heures. Elle n'avait juste pas eu les tripes de l'admettre, et se cachait encore derrière de fausses excuses pour ne pas s'avouer qu'elle le voulait réellement.

Elle irait. Oui elle irait, pour lui dire qu'ils ne pouvaient plus se voir, qu'elle était mariée, et pas de ce genre de femmes là. Brusquement, elle se leva, attrapa son manteau et transplana jusqu'au lieu de rendez-vous. La musique était forte, et elle sentit immédiatement en arrivant cette odeur d'alcool et de luxure qu'elle avait tant aimé sentir des années auparavant, lorsque après la mort de son grand-père elle avait quitté Poudlard pour vivre de soirées folles et de débauche avec Nirvan durant des mois. En regardant de plus près l'établissement, il lui semblait qu'elle y avait déjà mis les pieds. Peut-être y avait-elle même dansé un soir. La pièce principale était grande, remplie de tables et de chaises sur lesquelles étaient assis toutes sortes d'hommes, tous le regard rivés sur les multiples danseuses courtement vêtues, qui dansaient lascivement autour de barres métalliques. Une boisson dans une main, et l'autre qui jetait des gallions aux filles. Des serveuses tout aussi dénudées parcouraient la salle, mais aucune ne se présenta à elle, qui était un peu perdue. Léonora était une femme respectable désormais, mariée à un haut fonctionnaire du Ministère. Elle ne devrait pas être là, ses vieux démons pourraient la rattraper, elle devrait partir ..

Il arriva à ce moment même, arrêtant une très belle femme d'une main sur l'épaule et affirmant qu'il s'occuperait  de la nouvelle arrivée. Léonora se laissa guider. Elle allait lui dire, bientôt. Je t'offre un verre ? Alcool, jus de fruit ? Mais pas maintenant. Un martini blanc, merci. Elle lui sourit, timidement. Une des filles les servit et il amena leurs commandes dans un endroit plus privée. Le Pink Lady l'intimidait un peu, c'est vrai, avec toutes ces belles filles qu'il côtoyait chaque jour, toutes ses tentations si ostentatoires. Le salon privé dans lequel ils étaient maintenant était simple, mais appelaient pourtant lui aussi à la luxure. Lumière tamisée, fauteuils matelassés. Léonora s'assit et croisa les jambes. Sa robe remonta un peu, dévoilant la naissance de ses cuisses. Elle prit son verre et en bu chastement une gorgée avant de la reposer. Lui, il était parfait. Séduisant, confiant, dangereux. Je suis curieux de savoir ce que tu as à raconter à ton époux. Elle se ferma d'un coup, baissant le regard et soupirant doucement. Caliban .. Oui, allez, fait-le, fait-le ! Je .. je suis juste venu te dire que .. ce serait mieux qu'on ne se voit plus. Je suis mariée, je ne devrais pas être ici. Oh non, elle ne devrait pas.


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MessageSujet: Re: Tender is the Night [Léo] Sam 1 Mar - 13:06

La robe si courte de Léonora était un appel au crime, si bien que mes yeux mirent un long moment à se détacher enfin de ses jambes si longues. Mes mains me démangeaient atrocement, combien j’aurai aimé les perdre dans sa chevelure d’or ou mieux encore, les transformer en caresses sur ses cuisses à la peau d’albâtre. Elle paraissait si douce, si fragile, si… calme. Peut être trop calme, et ce n’était pas si bon signe pour moi. Je la voyais baisser les yeux sur son verre qu’elle but chastement, elle n’osait pas me regarder dans les yeux et pourtant que n’aurais-je pas donné pour voir à quoi elle pensait, voir ce qui la préoccupait tant. Je commençai a m’impatienter, à m’agacer. En fait tout en elle m’agaçait, de sa beauté préoccupante à ses yeux intrigants. Je la détestais tout autant que je la voulais mienne. Que de paradoxe pour un homme qui s’était juré de ne plus succomber. Enfin, elle parla. De sa voix dangereusement calme et douce, un ton de menace et même une pointe de regret dans son timbre. « Caliban.. Mon nom entre ses lèvres semblait une bénédiction, une prière. Est-ce mon imagination où bien mon prénom n’avait pas été prononcé avec tant de douceur depuis des années ? Je .. je suis juste venu te dire que … ce serait mieux qu'on ne se voit plus. Je suis mariée, je ne devrais pas être ici. » Un pierre tomba dans mon estomac tandis que j’affichais une mine désintéressée, neutre, presque froide. Je me forçai à sourire cependant, un sourire carnassier et plein d’ambiguïté pendant que je portais mon verre de gin a mes lèvres. Je pris le temps d’avaler ma gorgée avant de planter mes yeux dans les siens et de déclarer d’une voix suave « Bien sûr que tu ne devrais pas. Et pourtant, tu es là. » Un clin d’œil moqueur et une nouvelle gorgée, avant de reposer mon verre devant moi et de me tourner légèrement pour faire face à mon interlocutrice.

Où voulait-elle en venir au juste ? Bien sûr qu’elle ne devrait pas être là si elle se voulait être une épouse fidèle, et pourtant elle avait fait le choix de se déplacer et de me rejoindre. Elle avait pris le soin de choisir une jolie robe et de se maquiller plus que d’habitude, alors pourquoi était-elle prise de remords maintenant que le plus gros était fait ? Son pauvre mari devait être bien aveugle ou très sot pour ne pas voir que Léonora n’était pas heureuse dans ce mariage prison. Etrangement, il me semblait savoir ce dont avait besoin la sorcière : d’adrénaline, de changement, de bouleversement dans sa vie. Et j’étais prêt à le lui offrir du moment que mon obsession pour elle cesse aussitôt qu’elle était arrivée. J’affichai à présent un regard plus doux, moins moqueur et cynique que je l’avais été quelques minutes au paravent. Je posai une main sur son genou. Ce contact sembla laisser s’échapper en moi quelques décharges d’électricité. Depuis combien de temps n’avais-je pas ressenti ce besoin physique emploi de concupiscence et de lubricité ? Bon sang, cette fille avait un effet tout à fait inattendu sur moi. Je ne savais si je devais haïr ou envier son mari. Quel homme peut laisser une femme aussi jolie sortir seule le soir ? Mon côté jaloux et possessif reprenait le dessus et la pensée même de son mari l’attendant dans le lit conjugal me révulsa. Je devais passer à l’acte avant de la perdre définitivement.

« Ecoute, passe cette dernière soirée avec moi. » Ô combien c’était douloureux de prononcer ce mot. Dernière. Mais après tout, n’était-ce pas ce que je voulais ? La faire mienne et m’en débarrasser ? Etrangement, moi qui avais toujours été si sûr de moi, je ne savais plus ce que je voulais. « Et après et bien… nous verrons. » On verra si j’ai encore envie de toi et si c’est le cas, je me chargerai personnellement de ton époux. Un sourire sur mes lèvres dévoila mes dents blanches, tandis que je terminai mon verre. Ma main, toujours posée sur son genoux se crispa légèrement. Je ne savais pas ce qui me retenait de la remonter, peut être attendais-je son feu vert, un hochement de tête ou un battement de cil qui signifiait qu’elle était d’accord. « Et par ‘soirée’, j’entends nuit, bien évidemment. » J’avais déclaré cela d’un ton nonchalant, espérant la faire réagir, car je comptai bien la garder près de moi toute la nuit et ne la rendrait à son mari qu’au petit matin. Je levai mon verre à sa rencontre avant de le finir cul-sec et de le reposer sur la table, en recommandant un rapidement en faisant un signe de la tête à la serveuse. Aurais-je besoin de courage pour séduire la demoiselle ? Car il semblait évident qu’elle n’était pas de ces filles faciles qui s’allongent sur le lit avant même que vous ayez fini votre premier verre. Au bout de quelques secondes je retirai ma main, et m’adossai sur le canapé, allongeant mes jambes sur la table basse. « Je t’ai vu jeter un œil à la salle toute à l’heure. Tu t’intéresses au strip-tease ? » Provocation et humour, histoire de détendre l’ambiance qui s’était faite trop pesante à mon goût. Un sourire coquin et une moue enjouée plus tard, ma main s’était approchée de ses boucles blondes et en effleuraient le bout avec délicatesse, tandis que son odeur continuait de m’enivrer dangereusement. Je me sentais faiblir et bientôt, je n’aurais plus aucun contrôle sur la situation. Advienne que pourra.
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MessageSujet: Re: Tender is the Night [Léo] Dim 2 Mar - 4:46

Elle releva les yeux lorsqu'il répondit. Par Merlin, ce qu'il était beau. C'était le type même d'homme qu'aucune femme saine d'esprit ne devrait approcher ; confiant, joueur, provocateur. Le genre à prendre une fille le soir pour la jeter le lendemain, sans même se souvenir de son prénom. Et pourtant, c'était pour toutes ces raisons qu'il lui plaisait autant. Il lui rappelait la période de sa vie où elle avait perdu pied, où elle s'était perdu dans les vices, où elle s'était sentit réellement vivante. Oh ça oui, il était une vilaine tentation. Bien sûr que tu ne devrais pas. Et pourtant, tu es là. Et ce sourire .. ce regard .. Elle aurait du baisser les yeux à nouveau, mais elle ne pouvait plus. Léonora était fasciné par cet homme. Elle était ce petit papillon de nuit qui vole près d'une flamme, captivé par sa lumière, affaiblie par sa chaleur. Ce papillon de nuit qui vole toujours plus près, jusqu'à la limite ultime qu'il pense ne jamais franchir, mais qui finit par succomber et se brûle les ailes. Léonora frissonna lorsqu'il posa sa main sur son genou. Sa main si douce. Elle, elle faisait tout son possible pour rester calme, pour s'accrocher à sa décision de partir.
Ce n'était pas bien. Enfin, elle était mariée, elle avait prononcé des voeux et fait une promesse ! Elle n'allait tout de même pas renier tout ça à la première tentation venue ! C'était contre tous ses principes, et la belle sentait le poids de la culpabilité s'accroître à chaque seconde. Encore un peu .. Et l'autre partie d'elle-même lui hurlait de rester. Voilà, elle resterait un peu, juste quelques minutes. Après tout, flirter ne faisait de mal à personne, n'est-ce pas ? Il n'y aurait rien de plus.

Ecoute, passe cette dernière soirée avec moi. Et après et bien… nous verrons. Et par ‘soirée’, j’entends nuit, bien évidemment. Son regard fixé dans le sien, elle faisait tout son possible pour rester calme et ne pas trahir ses émotions. Elle ne pu contenir un petit sourire pourtant, comment l'aurait-elle pu devant tant d'audace ? Il finit son verre d'un traite et en commanda un autre alors qu'elle restait silencieuse. Que pouvait-elle répondre à ça ? Léonora prit elle aussi sa boisson en main, et bu le reste du contenu tout aussi rapidement. Encore un peu .. Elle regarda autour d'elle et se dit qu'elle aimait cet endroit. Bizarrement, maintenant qu'elle était là, avec lui, elle ne se sentait plus si perdue, ni intimidé. Ce ne fut que lorsqu'il retira la main de sa jambe pour s'installer confortablement qu'elle reposa le regard sur lui. Je t’ai vu jeter un œil à la salle toute à l’heure. Tu t’intéresses au strip-tease ? Elle lui répondit, enfin. Tu sais très bien que je ne peux pas. Elle se détesta aussitôt d'avoir dis ça, mais elle devait le faire. Ça ne mène à rien .. Mais comment pouvait-elle dire non lorsqu'il la regardait ainsi, doux et charmeur, et avec ce magnifique sourire ? Pourquoi la testait-on ainsi ? Bon .. disons un verre. Encore un verre et je pars. D'un geste de la tête, elle replaça ses longues boucles blondes en arrière et prit le verre de martini que la serveuse venait d'apporter, puis bu une gorgée tout en lui lançant un regard quelque peu amusé. J'aime ton club, il est différent. Pour ce qui est du monde du strip tease .. je ne sais pas, peux-être un peu oui. J'ai l'impression d'être déjà venu, et d'avoir dansé .. Ses yeux se firent malicieux à la pensée de cette période. Mais c'était il y a très longtemps.


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MessageSujet: Re: Tender is the Night [Léo] Dim 2 Mar - 5:23

Divine, c’était le meilleur adjectif pour qualifier la beauté de cette sorcière qui ne semblait pas consciente de ce qu’elle était : une véritable muse. Combien d’hommes se seraient jetés à ses pieds si seulement elle avait accepté d’être la femme fatale et redoutée ? Je l’imaginai déjà reine d’un empire, gérant d’une main de fer une industrie et faisant tomber à ses pieds tous les concurrents et autres hommes en mal d’amour. Mais ma blonde semblait bien préoccupée par les qu’en dira-t-on, son mari semblait omniprésent dans sa conscience et je ne pouvais nier que cela me frustrait, pis encore, me vexé. Comment pouvait-elle penser à un autre alors que je faisais mon possible pour la séduire ? « Tu sais très bien que je ne peux pas. » Ma langue claqua contre mon palais, laissant entrevoir une demie seconde mon agacement. Laisse-la partir, si c’est ce qu’elle veut, cracha une voix dans ma tête. Après tout, tu ne vas pas la retenir de force, si elle est assez sotte pour s’enfermer dans son malheur, ça la regarde. Je secouai la tête dans l’espoir de faire taire cette petite voix qui pourtant avait raison. Alors que diable me retenait-il de la foutre dehors et de lui dire que je ne voulais plus la revoir tant qu’elle ne serait pas décidée à me laisser guider la danse ? Bon sang, cette foutue obsession pour son parfum suave et sa chevelure délicate causerait ma mort. Non, il me la fallait, et il me la fallait ce soir, sans quoi je continuerai à être à l’affût de sa silhouette sans jamais me débarrasser de la pensée : qu’aurait-il pu se passer ?

Je réalisai que plusieurs fois, ces derniers jours quand je me promenais dans les ruelles de Londres, j’avais cru apercevoir sa silhouette gracile au coin d’une rue, mais bien sûr quand je la suivais, ce n’était jamais elle. C’était ainsi que j’avais compris que je ne pourrais me la sortir de la tête tant qu’elle ne serait pas tombée dans mes bras ne serait-ce qu’une seule et unique fois. Après je l’oublierai définitivement et pourrai me concentrer sur autre chose. « Ça ne mène à rien .. » Bien sur que si, ça menait à l’envie irrésistible que j’avais de me la faire et de m’en débarrasser pour être enfin tranquille. Bon sang, sur toutes les filles que je fréquentai, il fallait que je fasse une fixation sur la seule sainte nitouche qui croisait mon chemin. J’étais bien loti. Alors que je me voulais calme et décontracté, je sentais cependant la frustration et la colère monter en moi. Qu’est-ce qui n’allait pas chez cette fille ? Elle n’était pas heureuse, elle trouvait quelqu’un qui lui plaisait un peu plus, elle prenait du bon temps et elle rentrait chez elle : ça n’avait rien de très compliqué pourtant. Evidemment, je ne pouvais lui exposer mon point de vue sous cet angle, sans quoi elle prendrait ses jambes à son coup et mon plan de la faire mienne finirait quelque pas, échoué sur le sable du désespoir. « Pourquoi cela devrait-il mener à quelque part ? » J’haussai les épaules avec décontraction avant de lui lancer un sourire étincelant quand j’entendis la belle murmurer entre deux verres

«  Bon .. disons un verre. Encore un verre et je pars. »

Amen, la messe était dite. Si elle était prête à rester pour un verre, toute cause n’était pas perdue, ni mon temps par la même occasion. Car qui disait verre, disait de longues minutes durant les quelles je pourrais la faire basculer dans mon monde et même, dans mon lit. Je retirai mes mains du bout de sa chevelure pour porter mon second verre à mes lèvres, tandis qu’elle en faisait de même avec son second martini. « J'aime ton club, il est différent. Pour ce qui est du monde du strip tease .. je ne sais pas, peux-être un peu oui. J'ai l'impression d'être déjà venue, et d'avoir dansé ..Mais c'était il y a très longtemps. » Je me redressai doucement, intéressé : enfin, elle dévoiler un peu sa personne, cette mystérieuse fille qui filtrait chaque élément de sa vie. « Déjà venue ? » j’avais murmurai cela d’un air pensif, portant une main à mon menton que je frottai doucement. Je ne l’avais jamais vu ici, mais il y avait de bien nombreuses fois où j’étais occupé au sous-sol avec ma clientèle criminelle. Et puis, peut être était-elle déjà venue quand mon père était encore l’entier propriétaire de l’entreprise. Le fait est que je ne l’avais jamais vue et j’avais du mal à imaginer Léonora se déhancher sur une musique au milieu du regard approbateur de plusieurs hommes. Sans doute l’époque où elle n’était pas encore enchaînée à un mariage déchu. « Dommage que tu aies perdu le goût de la danse, dans ce cas. » Peut être une nouvelle provocation pour la forcer à se lâcher un peu, je commençai à me lasser de devoir sans cesse prendre les devants, alors que je devinais qu’elle avait été autrefois l’une de ces reines de la nuit qu’on suivrait au bout du monde pour avoir droit à l’un de ses baisers. Je m’approchai d’elle et osai finalement poser une main sur sa joue. Sa peau était aussi douce que je l’avais espéré, et sa joue se teinta légèrement de rose à ce contact. J’approchai mon visage jusqu’à ce que nos nez se touchent et finis par déclarer d’une voix rauque de désir « Danse pour moi. » Un ordre, une requête, un désir profondément ancré de passion. Je voulais qu’elle danse, je voulais la déshabiller du regard, passer mes mains sur ses courbes de déesse grecque. Cesse de te faire désirer, sans quoi je devrais me montrer pressant et peut être même plus violent que je ne le voudrais. Je me redressai, brisant ce contact quasi électrique qui nous liait, et pris sa main dans la mienne pour la forcer à se lever du canapé. Sur un coup de baguette magique, la musique d’ambiance augmenta doucement le volume, et je passai une main sur les reins de la belle.

Nous allions danser, et peut être que cela me suffirait, pour ce soir. Ou alors, cela déchaînerait la bête qui dormait en moi, je n’aurai d’autres choix de la faire mienne sur ce canapé, pour enfin me perdre en elle et oublier cette obsession malsaine. « Si tu n’es pas là pour succomber, que fais-tu là, beauté ? » Un murmure, et mon cœur de s’emballer quand je sentis son corps coller contre moi et ses lèvres si proches des miennes. Embrasse moi maintenant si tu ne veux pas que je t’arrache ces baisers de force.
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MessageSujet: Re: Tender is the Night [Léo] Dim 2 Mar - 9:47

Il s'était redressé sur ses dernières paroles, et un air intrigué avait pris place sur son visage si parfait. Oui, il était difficile de croire qu'elle avait pu faire ça, et pourtant .. elle avait fait tellement de choses folles durant cette période là. Elle avait virevolté dans les soirées les plus folles de Londres, s'était engouffré dans ce monde de vices et de décadences et s'était délecté de tout ce qu'il avait à offrir. Oh ça oui, elle avait  été vivante, vivante et invincible. Léonora s'amusait de le voir si curieux. Elle s'en rappelait parfaitement maintenant, de sa première venu au Pink Lady. Les cheveux autant bouclés et ébouriffés qu'à présent, l'air plus innocent et naïf, elle n'était pas vraiment beaucoup plus différente de maintenant. Un ami et elle étaient venus, il lui avait lancé le défi de danser parmi toutes les autres, et elle avait accepté. Dans sa petite robe courte d'été, et avec ses ballerines, elle contrastait sensiblement avec les autres, mais elle n'en avait que faire. La belle avait saisit la barre, et s'était mise à danser, danser, danser .. Les vapeurs de l'alcool lui montait à la tête, elle était heureuse, et libre. Dommage que tu aies perdu le goût de la danse, dans ce cas. Léonora rit doucement avant qu'il ne s'approchait d'elle brusquement, trop vite pour qu'elle puisse contenir un soupir de surprise, et d'envie. Sa main sur sa peau, douce, masculine, son parfum suave. Non, tiens bon. Il s'approcha encore plus et elle baissa les yeux. Si elle le regardait, si elle lisait le désir dans ses yeux, qui sait ce qu'elle serait capable de faire. Il était proche, dangereusement proche. Qui te dit que je l'ai perdu ? Elle sentait son souffle sur sa peau, son coeur battre plus fort. Qu'elle conne elle avait été. Jamais elle n'aurait du venir, il la voulait, elle le savait, et elle s'était caché sous de faux prétextes pour y aller. Idiote .. Idiote .. Son visage touchait le sien, elle se mordit la lèvre, chaque seconde qui passait était une torture insoutenable. Elle allait craquer, oui, elle allait craquer, maintenant .. Danse pour moi.

Il brisa le silence et se releva, l'attirant vers elle. Le rapprochement soudain qu'ils venaient d'avoir l'avait transporté dans un état très différent. Elle n'était plus dans le déni même si elle ne voulait toujours pas franchir la limite, mais elle s'était enfin admis qu'elle le voulait. Désespérément, irrésistiblement. Elle le voulait. Son regard n'était plus calme puisqu'on lisait à présent dans ses yeux qu'elle perdait pied. Son corps lui faisait mal, mal d'avoir trop résisté. Si tu n’es pas là pour succomber, que fais-tu là, beauté ? Sa main sur sa hanche, la sienne agrippant à son bras. Ses lèvres, si dangereusement proches des siennes. Elle se rapprocha de lui alors qu'ils bougeait lentement au rythme de la musique, et leva son autre main, la posant sur sa nuque. Un geste et elle l'embrasserait. Un geste, et il serait sien.

Mais qu'est-ce que tu fais ? Léonora rouvrit les yeux, réveillé par un sursaut de conscience. Elle s'éloigna, chancelante, le regarda avec ses yeux suaves de désirs et épuisés par la bataille. Non. A côté d'eux se trouvait une estrade, et sur celle-ci une barre qui traversait le plafond jusqu'au sol. Danse pour moi. Elle prit son verre posé sur la table, le bu d'une traite et monta sur l'estrade. Mais qu'est-ce que tu fais, là ? La main sur la barre, elle lui sourit et se mis à tourner. En un geste, Léonora se retrouvait propulsée sept années en arrière, la sensation d'ivresse et de liberté était toujours la même. Ne fait pas ça. Il était toujours là, à la regarder tourner, une fois, deux fois .. Tu es libre. Yeux fermés, sourire sur les lèvres. Il lui était impossible de dire combien de temps elle était resté là, guidée par la musique, à déhancher ses hanches sensuellement, à dévoiler légèrement ses cuisses, ses épaules. Tu t'en fiches de ce qu'ils pensent. Toute cette frustration accumulé, ce malheur et cette tristesse, tout s'envolait à mesure de ses mouvements. Tu n'appartiens à personne. Plus rien ne comptait, elle était heureuse.
Enfin, elle enroula sa jambe autour de la barre, monta, et de laissa descendre doucement, atterrissant sur l'estrade les jambes écartées, couvertes pas sa robe. Elle respirait fort, un peu essoufflé, ses boucles blondes en désordre sur ses épaules. Léonora leva la tête, et son regard croisa le sien.


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MessageSujet: Re: Tender is the Night [Léo] Dim 2 Mar - 12:25

Doucement, mais surement, la douce Léonora colla son corps contre le mien, et je ne pus réprimer mon désir. Le feu de la passion semblait brûler à jamais dans mon corps, quant à mes yeux ils n’étaient plus que luxure et lubricité. Il me sembla que je n’avais jamais ressenti autant de désir pour une femme, si bien que mes mains se crispèrent légèrement sur ses hanches, comme pour lui dire, reste je t’en prie. Ce soir là, dans cette salle privée, il me semblait qu’elle représentait mon oxygène, et je devais m’en emparer pour mieux me libérer de son emprise. Après tout, ne dit-on pas que la meilleure façon de résister à la tentation était d’y céder ? Et bien c’était ce que je comptais faire : y céder et de la manière la plus délicieuse que l’on pouvait imaginer. La main de l’Aphrodite glissa sur ma nuque et ne manqua pas de m’arracher un long soupir, tandis que mes yeux étaient rivés dans les siens, quémandant un baiser. A mon grand désespoir cependant, elle se recula doucement, brisant notre danse lente et lubrique pour s’avancer d’un pas conquérant vers la barre de fer qui servait habituellement à mes danseuses.

Je ne perdis pas une miette du spectacle, et je devais avouer que Léonora avait su ravir mon cœur et intriguer ma curiosité, le temps d’une soirée tout au moins. Car jamais je ne l’aurais imaginée se prendre pour une danseuse de cabaret. Elle qui semblait si introvertie, si timide et incertaine, voilà qu’elle venait de se transformer en une tigresse dévastatrice et maîtresse de son corps. Même l’homme le plus fidèle du monde n’aurait pu résister à ses longues jambes parfaitement épilées, à sa chevelure virevoltante et à son sourire coquin. J’en restai bouche bée. Je ne sais combien de temps se passa, mais le fait de la voir ainsi danser sur la musique d’ambiance, de la voir heureuse – je crois que c’était la première fois en un mois – me laissa sans voix, et je me contentai de me délecter du spectacle sans la déranger dans sa bulle de bonheur. Enfin, et trop vite à mon goût, la musique cessa, et avec elle, la danse de ma douce Léonora. Le souffle court, les cheveux en bataille, je croisai son regard d’un air intrigué et surpris. Je passai une main dans mes cheveux avant d’hausser les épaules et de déclarer d’une voix rauque « Et bien, je dois dire que tu es… surprenante. » Et sans un mot de plus, je m’avançai vers elle, et la coinçai contre le mur du fond de la pièce pour l’empêcher de m’esquiver. Je passai mes deux mains de chaque côté de sa tête pour la forcer à me regarder droit dans les yeux. Je ne pouvais cacher mon désir pressant et grandissant à chaque instant un peu plus, et enfin, lorsque je sentis son haleine mentholée se frotter à mon nez à l’affût, je finis par murmurer, les dents serrées.

« Tu n’es qu’une allumeuse. » Provocation, sans doute. Après tout, alors qu’elle ne faisait que déclarer que ce n’était pas bon de continuer, qu’elle devait partir, la voilà qui se déchaînait dans une danse lascive, à dénuder ses jambes déjà court vêtues et à agiter ses cheveux si soyeux. Je me mordis les lèvres, si fort que le goût du sang se fit ressentir. « Et puis merde. » Et sans crier gare, j’apposai mes lèvres sur les siennes, si douces, sucrées, sans attendre son consentement. Qu’elle me repousse, et je me ferais encore plus pressant, qu’elle me frappe et je ne me ferais que plus bestial et violent. Elle se jouait de moi un peu plus à chaque instant à me disant qu’elle voulait partir et en se mettant un peu plus à nu. Ma langue força le passage de son rouge à lèvres et se fraya un passage jusqu’à la sienne qui se mit à danser lentement mais sûrement. Mes mains descendirent jusqu’à sa taille que j’enserrai avec force et, osai-je l’avouer, férocité. Je me sentis soudain plus léger, comme si la pression et la tension sexuelle s’étaient légèrement relâchées, je me sentais plus libre, et moins soucieux de ce que je faisais. Si bien que sans vraiment réaliser, ma main glissa sur sa cuisse avec envie, effleurant doucement chaque parcelle de sa peau si douce. Enfin, après un long baiser, je me reculai, légèrement essoufflé, un sourire carnassier aux lèvres « Reste, cette nuit. » Une supplication, oui, je devais l’avouer.
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MessageSujet: Re: Tender is the Night [Léo] Jeu 6 Mar - 7:11

Et lorsqu'elle releva les yeux, elle vit un homme brûlant de désir. Il avait ce regard qu'elle n'avait pas croisé depuis longtemps, un de ceux qui veulent dire qu'on vous veux tout entière, inconditionnellement, tout de suite. Sa bouche parfaitement dessinée était entrouverte, cette bouche qu'elle voulait terriblement embrasser. Par Merlin, ce qu'elle le désirait. Depuis qu'il avait franchit les portes de son café, et qu'elle l'avait aperçu. Léonora avait tout de suite vu quelque chose de différent en lui, quelque chose d'attirant, de dangereux, et mystérieux. Il avait toujours été dans un coin de sa tête depuis, de plus en plus à mesure de leurs rendez-vous. Si on lui demandait, elle ne pourrait pas expliquer ce qu'elle ressentait pour lui. C'était plus que de l'attirance ou une simple envie d'évasion. C'était .. viscéral. Elle s'était menti à elle-même pour pouvoir le revoir, sachant pertinemment que tout mènerait à cette soirée.

Était-ce irrespectueux envers son mari ? Assurément. Une trahison ? Discutable. Alec & elle s'étaient aimé des années durant leur jeunesse, et ils avaient cru revivre ça lorsqu'il s'était retrouvé il y a deux ans. Un mariage plus tard, ils s'étaient rendu compte de l'illusion, et vivaient à présent malheureux. Couple parfait en public, avec leurs belles carrières, leur argent, leur bel appartement du centre londonien, alors qu'ils ne se parlaient presque plus dans l'intimité, sinon pour s'engueuler. Elle tiendrait sa promesse envers Alec, mais à quoi bon luter et résister à Caliban ce soir ? C'était immoral, mais bon Dieu qu'elle se sentait vivante à ses côtés. Sa danse avait éloigner une bonne fois pour toutes ses doutes et ses peurs du quand dira-t-on. Elle s'était débarrassé de son ennuie et de ses malheurs pour goûter à nouveau à la fureur de vivre, à l'envie folle d'agir comme bon vous semble, à la liberté. Bon Dieu, elle n'allait pas laisser partir ce sentiment d'ivresse de si tôt.

Son coeur battait vite. De plus en plus vite maintenant. Elle sentait des frissons parcourir son corps, et l'envie irrésistible d'être sienne. Et bien, je dois dire que tu es… surprenante. Et il se jeta sur elle, si vite qu'elle laissa échapper un cri de surprise. Il la plaqua contre le mur et la força à le regarder en face. Si elle avait encore quelques doutes, son expression en cet instant l'aurait convaincu pour de bon. Il y avait une telle passion dans son regard, une telle envie. La respiration de Léonora était haletante. Tu n'es qu'une allumeuse. Sourire en coin. Il avait raison, elle avait trop oscillé entre ses envies et son devoir, mais elle ne voulait plus jouer maintenant. Non, elle était aveuglée par l'envie, dévorée par le désir. Et puis merde. Ils cédèrent. Ses baisers .. c'était une délivrance. Elle avait fantasmé de cet instant tellement longtemps. La belle sentit le sol se dérober sous ses pieds, et le monde autour d'elle s'évanouir. Plus rien n'avait d'importance, plus rien, sinon lui, lui et ses lèvres si douces. Léonora répondait à ses baisers fougueux avec passion, sentant avec délice ses bras enserrer sa taille, puis sa main descendre sur sa cuisse. Si elle avait pu être réservée plus tôt, Léonora ne l'était plus du tout à présent. Avide, de lui, de son corps.

Il se retira trop vite, la laissant un peu décontenancée. Reste, cette nuit. Il était encore temps. De faire demi-tour, de partir. Ce qui venait de se passer n'était pas encore trop grave, elle pouvait s'en repentir et vivre sans la culpabilité d'avoir commis l’irréparable. Une erreur de parcours. Mais sa petite voix intérieure, celle de sa conscience, s'était faite de plus en plus basse, jusqu'à disparaître complètement. Léonora le regarda quelques secondes, les yeux à demi-clos, muette, transpirant la concupiscence. Elle ne reculerait pas, elle n'en avait aucune envie. Son corps, son âme, tout en elle était guidée par un désir irrationnel et irascible. En guise de réponse, elle s'approcha doucement de lui, plantant son regard nouvellement assuré dans le sien, et le bouscula pour le faire reculer, aguicheuse, jusqu'à ce qu'il ne touche enfin l'estrade sur laquelle elle avait dansé, et qu'il s'assoit dessus. La belle le regarda de haut, impériale. Elle remonta sa robe et passa les jambes de chaque côté de ses cuisses, descendant ensuite lentement vers lui pour venir mêler ses lèvres aux siennes dans un baiser emprunt de tout le désir qu'elle avait pour lui. La belle l'attrapa par le col pour le reprocher d'elle avant de faire glisser sa main le long de sa chemise, et s'en déboutonner un à un chaque bouton. Elle retira son vêtement et toucha son torse chaud avec délice, descendit dangereusement jusqu'à son bas ventre tout en déviant ses baisers pour embrasser sa joue, son coup, le haut de son torse. D'un geste, sa ceinture fut défaite, retirée et jetée sur le sol à la hâte, après quoi elle ouvrit les boutons de sa robe qu'elle retira ensuite lentement, dévoilant ses épaules, sa poitrine, ses courbes féminines, son corps tout entier qui s'offrait à lui. Leur proximité était libératrice, mais elle en voulait encore plus. Regarde ce que tu fais de moi.


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MessageSujet: Re: Tender is the Night [Léo] Sam 8 Mar - 10:30

Qui étais-tu Léonora Bradford pour ainsi faire pression sur mon palpitant ? Qui étais-tu pour oser t’en emparer quand moi-même je ne voulais le donner à personne d’autre qu’à ma fille ? Qui étais-tu, enfin, pour me transformer en cet amant éperdu que je ne voulais pas être ? Je m’étais pourtant jurer de ne jamais me laisser avoir une seconde fois. Non, je devais m’en tenir à mon plan : la faire mienne et la mettre dehors, l’oublier et ne plus penser à elle. Quoi de plus simple ? Je faisais cela plusieurs fois par moi habituellement, et je ne culpabilisais pas pour autant. J’avais d’autres choses en tête qu’une pseudo-idylle, avec une femme mariée qui plus est. Car, si ce soir je n’étais nul dérangé par son statu marital, je savais que si je n’arrivais pas à me la sortir de l’esprit, son mari deviendrait pour moi, jaloux et possessif, un obstacle de taille. Mais ne pensons pas à demain, car j’étais sûr de moi : au petit matin, elle s’en irait sans se retourner. Ca valait autant pour moi que pour elle : d’un côté je satisfaisais un besoin pervers et de l’autre elle sortait de la monotonie de sa vie, pour y retourner sagement, avec un doux souvenir à chérir, le souvenir de son audace de femme infidèle.

Après sa danse lascive et un baiser sans sagesse, je sentais qu’elle s’abandonnait à moi, et grand bien lui fasse, car je n’étais reconnu pour ma patience. Très souvent, si une femme se faisait un peu trop désirer, je préférai lâcher l’affaire et me consoler entre les cuisses d’une autre, moins farouche, plus faible. Je n’étais sans doute pas le gentleman de ces dames, mais le fait était, qu’elles succombaient souvent, et le temps d’une nuit je devenais l’amant, l’ami et l’époux que j’aurais pu être. Je ne pouvais être que l’amant de Léonora, puisque la place d’époux était déjà bien occupée. Cependant, je préférai passer outre : ce soir, elle serait ma Léonora, et jusqu’au bout de la nuit, je veux lui faire sentir combien elle est désirée dans ma chambre, plus que dans la chambre conjugale. Soudain, ma blonde qui n’était plus si effarouchée que cela, me poussa jusqu’à ce que l’arrière de mes genoux viennent heurter l’angle de l’estrade, et m’incita à m’asseoir. Un sourire carnassier au bout des lèvres, je levai les yeux pour mieux me délecter de son souffle court et de ses yeux brillant de malice. Le moment fatidique n’était plus très loin. D’une main audacieuse, elle fit glisser sa robe un peu plus haut sur ses cuisses de Venus pour mieux venir s’installer à califourchon sur mes genoux. A ce moment très précis, mon désir qui était déjà bien éveillé sembla atteindre son paroxysme. Alors que jusqu’à cet instant, j’avais du la bousculer, la provoquer, c’était à présent elle qui prenait les rennes en main et menait la danse : et combien j’adorais cela ? Moi qui étais pourtant dominateur de nature, je me découvrais une véritable délectation dans cette prise de pouvoir en la personne de Léonora. Un souffle de désir s’échappa d’entre mes lèvres, qui déjà ne réclamaient rien d’autre qu’un nouveau baiser de celles acidulées de ma blonde. Mon souhait fut bien vite exaucé et elle vint me voler un long et délectable baiser. Sans se faire prier, je sentis ses doigts oblongs s’activer autour des boutons de ma chemise et les défaire un à un d’un geste habile et précis. Quand ils touchèrent la peau de mon torse, je ne pus réprimander un long frisson d’envie, qui redoubla on baiser de désir pour ses courbes de déesse. Ma chemise fut retirer bien vite et glissa sur le sol sans plus de cérémonie, tandis que ma ceinture suivit le même chemin quelques secondes plus tard.

Elle était plus entreprenante que je ne l’aurais espéré, et je ne cachais pas ma surprise, ni mon sourire taquin et coquin qui n’en pouvait plus de dévorer sa silhouette divine. Alors que j’allais m’attaquer à son propre vêtement, cette robe si courte et pourtant bien trop présente à mon goût, elle me devança avec délice et défit un à un les boutons de sa robe. Et alors, je pus laisser mes yeux dévorer chacune de ses courbes sans avoir à surmonter l’obstacle de sa robe : des épaules graciles et fines, une poitrine rebondie, un ventre plat et mince. Sa peau d’albâtre me donnait des envies si peu catholiques qu’une âme moins pervertie que la mienne en aurait rougi. Cette proximité soudaine et pourtant si délectable me fit fondre sur elle tel un vautour et l’habiller de baisers sur chaque parcelle de sa peau que je pouvais atteindre. « Regarde ce que tu fais de moi. » J’éclatais d’un rire franc avant de répondre, une lueur affamée dans les yeux « J’avoue que je t’aime mieux ainsi. » Alors que j’allais la porter jusqu’au canapé, j’entendis un petit toussotement vers la porte de la pièce. Je levai mes yeux agacer pour y voir une serveuse, très mal à l’aise, qui fuyait désespérément mon regard. Relevant d’un geste un peu brusque la robe de Léo sur ses épaules, je finis par cracher d’un ton sec « Quoi, encore ? ». La serveuse se dandina, et recula d’un pas, comme si elle tentait de se faire le plus petite possible. Finalement sa petite voix aigüe parvint à mes oreilles « Liz s’est tordue la cheville, elle ne peut pas faire son show suivant ». Je levai les yeux au ciel, avant de déclarer « Et bien, je ne suis pas médicomage. Appelez en un et mettez la au repos pour la soirée, en attendant un avis médical. Dîtes à Rose de la remplacer. » Et sans un mot de plus, la serveuse hocha la tête et disparu. Je réalisai alors que nous étions dans une pièce assez prisée du club et qui n’avait pas de serrure. En réalité, aucune pièce n’avait de serrures à part les chambres – quelques unes des mes danseuses vivaient ici gratuitement, faute de moyens. Je me redressai, et pris Léonora dans mes bras, de manière à faire passer mon bras sous ses jambes et de la porter doucement. « Allons dans ma chambre, on y sera plus tranquille. »

Sans un mot de plus, et sans prêter attention à de quelconques protestations de sa part, nous traversâmes un couloir désert pour grimper les escaliers qui menaient jusqu’à ma chambre. En réalité, ce n’était pas là que je dormais chaque nuit, j’avais un appartement un peu plus au centre de Londres, où je vivais avec ma fille, mais certains soir, je faisais de cette pièce ma chambre pour mieux somnoler quand les nuits se faisaient trop longues, au club. J’introduisis un petite clé d’argent dans la serrure et reposai Léonora par terre pour la laisser pénétrer l’antre en premier. C’était une pièce spacieuse aux couleurs neutres beige et bleu pâle, un grand lit à baldaquin trônait fièrement en son centre, quand dans un coin une longue bibliothèque appelait à la lecture, sur un petit canapé de cuir beige, recouvert d’un plaid. Ma fille adorait lire, et beaucoup des ouvrages que j’avais dans cette bibliothèque était des contes de fée. J’empoignai Léonora par le poignet pour la pousser doucement sur le lit et me glisser entre ses cuisses, avec pour seules barrières la dentelle de son sous-vêtement et le jean de mon pantalon. Je me redressai légèrement sur mes coudes, la dévorant du regard avant de déclarer « Tu es sans doute la femme la plus belle qu’il m’a été donné de voir ». Et de fondre sur elle pour la couvrir de baisers de moins en moins chastes. La nuit promettait d’être longue et pleine de désirs, je me faisais un devoir de la combler et de la faire se sentir reine. Mais mon côté plus sombre espérait qu’elle ne deviendrait pas la reine de mon cœur. Non, je l’en empêcherais.

Sans plus attendre, ses sous-vêtements finirent sur le sol, à côté des miens et de mon jean, et mes mains se perdirent de longues minutes en caresses sur son corps sublime. Je crois qu’à ce moment là, je n’aurais pu désirer une femme aussi fort que cela, et Léonora semblait être réceptive à chacun de mes baisers. J’allais enfin me libérer de son emprise et reprendre le court normal de ma vie. Du moins, je l’espérai… Des heures de concupiscence plus tard, je m’endormais dans les draps de lin du lit baldaquin, la chevelure parfumée de Léonora me chatouillant le nez. Je crois qu’à cet instant, je ne me rendais pas compte dans quoi je m’étais engagé, et pourtant, ce bonheur insensé aurait du me mettre la puce à l’oreille. Au lieu de ça, je sombrai dans les bras de Morphée, apaisé, serein.
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MessageSujet: Re: Tender is the Night [Léo] Mar 11 Mar - 7:39

Le désir était si fort qu'elle pensait ne pas pouvoir tenir plus longtemps, et c'est donc avec un soupire légèrement agacé qu'elle vit la serveuse, et l'entendit parler de problèmes qui lui semblait infiniment futiles. Caliban, tout aussi irrité, expédia vite la chose et la prit dans ses bras pour l'emmener dans endroit plus tranquille.

Alors qu'il montait l'escalier, Léonora le regardait envie, posant lentement ses yeux sur ses mains puissantes qui la tenait, ses épaules musclées, le haut de son torse, son coup, sa mâchoire, ses lèvres délicieuses, son nez fin, ses yeux dans lesquels elle voulait se perdre, sa tignasse blonde. Chaque parcelles de ce corps devaient être sien. C'était plus qu'une envie concupiscente, c'était viscéral.

Ils arrivèrent enfin. Caliban la posa, la poussa jusqu'au lit qui trônait au milieu de la pièce, la laissa s'allonger et fondit sur elle. Cette proximité nouvellement retrouvé la fit soupirer d'envie. Il retira leurs vêtements, les jetant négligemment au sol, l'embrassant avec plus d'intensité et de passion alors qu'elle répondait à ses baisers avec fougue, passant ses mains sur son dos, sur toutes les parties de son corps qui lui était atteignable. Elle le voulait, maintenant.

Et enfin, après cette longue attente dévorante, le moment fatidique. Libérateur, délicieux, le commencement d'une nuit emprunt de passion.

• • •

Il faisait déjà jour lorsqu'elle ouvrit les yeux. La chambre était à présent éclairée par les rayons du soleil qui passaient à travers les rideaux, si vivement qu'ils indiquaient que la journée était déjà bien entamée. Durant quelques secondes, Léonora apprécia ce sentiment intense qui la submergeait depuis qu'elle avait succombé. Épanouie, euphorique, libre. Elle avait passé des heures à s'abandonner à lui, pour son plus grand plaisir, à vivre pleinement le temps d'une nuit. Un sourire apparut sur son visage. Quelle nuit ..

Et puis soudainement, ses yeux s'écarquillèrent. Léonora se redressa d'un coup, saisie brutalement par un sentiment de culpabilité et de remords si violent qu'elle en avait mal. Son cœur s'était serré, et battait vite comme jamais. Les souvenirs de la nuit précédente défilaient dans sa tête avec un point de vue nouveau ; celui de la pauvre épouse délaissée qui rompt ses promesses à la première petite tentation venue. Elle se sentait conne, pathétique, misérable. Honteuse. L'air vint presque à lui manquer à mesure qu'elle se remémorait des souvenirs de plus en plus osés. Comment avait-elle pu faire ça ? Comment avait-elle pu renier ses voeux, renier Alec, son propre mari, qu'elle connaissait depuis près de dix ans, qui avait toujours été là pour elle, malgré tout ? Et tout ça pour quoi, Caliban ? Un jeune play-boy qui se jouait des femmes aussi aisément qu'il les jetait après s'en être lassé ? Par Merlin, elle s'était laissé aller à ses pulsions pour être l'une des conquêtes d'un homme qui n'en avait rien à faire ? Sa trahison n'en devenait que plus amère. Pourquoi avait-elle fait ça, pourquoi ?

Elle se souvenait lorsqu'elle avait appris qu'Emily avait perdu sa virginité avec Alec, la douleur qu'elle avait ressenti, le temps qu'il lui avait fallut pour s'en remettre et pour accepter la fille qui était née de cette erreur. Alec et elle était séparé certes, depuis peu, et ça avait fait tellement mal. Comment allait-il réagir maintenant que c'était elle, la pécheresse, alors qu'ils étaient à présent mariés. Sa tête lui faisait mal, son corps brûlait de honte et de remords. Elle en voulait à Caliban de lui avoir fait ça, de l'avoir séduite pour satisfaire ses désirs alors qu'il y avait beaucoup d'enjeux pour elle, et bien sûr, Léonora s'en voulait terriblement à elle-même. Elle aurait voulu mourir en cet instant. Pour ne pas affronter la vérité, pour ne jamais voir la douleur qu'elle allait causer à Alec.

La belle se leva d'un coup, chercha ses affaires et s'habilla à la hâte. Aucun regard à Caliban, aucun regard aux lieux et aux personnes qu'elle croisa en sortant de la chambre et en traversant le club jusqu'à arriver à la sortie. Aucun regard en arrière lorsqu'elle transplana pour partir loin, le plus loin possible de cet endroit qu'elle ne voulait plus jamais revoir. Le plus loin possible de lui.


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