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 Beauty and the Beast (Léonora)

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Caliban U. Lancastre
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MessageSujet: Beauty and the Beast (Léonora) Jeu 13 Mar - 0:07

Je regardai le fond de mon verre avec mauvaise humeur. J’étais depuis deux semaines tombé dans une spirale infernale qui m’empêchait de refaire surface. Et moins j’essayais d’y penser, plus son visage poupin et son rire cristallin refaisait surface dans ma mémoire. Je me haïssais d’être aussi observateur et d’avoir pu graver chaque détail de sa peau opaline et de son regard coquin. Pourquoi n’était-elle pas comme les autres ? Pourquoi fallait-il que mon être tout entier souffre de cette absence ? Je levai les yeux vers mon camarade de beuverie. Lancelot était en réalité bien plus que ça. C’était le frère que je n’avais jamais eu et sans doute la seule personne qui me comprenait aussi bien dans ce bas monde. Aussi, quand il me vit débarquer chez lui, une bouteille de whiskey pure feu en main, il comprit aussitôt que l’heure était grave : il n’était que dix-sept heure et je voulais déjà me mettre à l’envers dans son appartement londonien. Il m’avait ouvert la porte sans poser de question et avait sorti deux verres à scotch qu’il avait posé sur sa table basse. Il ne prit pas la peine de me poser de question et son silence eut le don de m’apaiser, tout autant que son sourire serein qui en disait pourtant si long. J’avais les deux premiers verres sans rien dire, tandis que Lance dégustait le sien, ses yeux rivés sur moi. Il avait compris depuis longtemps que je ne parlerais pas tant qu’il ne m’y encouragerait pas, et c’est pour cela qu’il me servit un autre verre : l’alcool me rendait plus bavard. Enfin, lorsque je commençai à sentir l’action du breuvage sur mon organisme, il parla, de sa voix basse et grave, profonde. « Alors, je la connais ? » Un sourire fleurit sur mes lèvres, dévoilant mes dents blanches. Comment faisait-il cela ? J’avais toujours pensé qu’il maîtrisait la légilimencie sans jamais m’en avoir dit un mot, mais il ne me l’avait jamais confirmé, alors je préférais croire qu’il me connaissait un peu trop bien et n’avais besoin de rien pour deviner mes humeurs. J’hochai la tête négativement. Il haussa les épaules et déclara « Si je n’ai pas couché avec, elle n’en vaut pas la peine. » Je devinai qu’il plaisantait pour me remonter le moral, mais je devais avouer que cela ne fonctionnait pas vraiment.

Car, si mon esprit me disait la même chose, qu’elle n’en valait pas la peine, mon cœur lui, continuait à battre dans l’unique espoir de la revoir bientôt. Cependant, cela faisait deux semaines qu’elle était partie au petit matin sans même un regard et je n’avais depuis eu aucune nouvelle de sa part – et je n’en avais pas donné non plus, je devais l’admettre. J’avalais le fond de mon verre avant de me racler la gorge et de grogner avec humeur « Comprends pas pourquoi elle me fait cet effet. » Lance haussa à nouveau les épaules et déclara, d’un air détaché « Les femmes ont un pouvoir d’attraction que nous n’avons pas, de toute évidence. » Et combien il avait raison. Leonora avait déployé sur moi une sorte d’attraction magique qui me poussait sans arrêt à me rendre sur son lieu de travail, ne serait-ce que pour l’apercevoir une minute ou deux. Je m’en étais empêché cependant, par fierté. Elle était partie sans un mot, si elle avait voulu aller plus loin, elle me l’aurait fait comprendre par n’importe quel moyen. Or, elle n’avait donnait aucun signe de vie, et j’en venais à espérer qu’elle était partie loin de l’Angleterre, après avoir avoué à son époux qu’elle avait eut une aventure d’un soir avec un homme qu’elle connaissait à peine. L’alcool commençait à envahir mes veines dangereusement, et je sentis la colère monter peu à peu en moi. Je posai le verre sur la table avec plus de force que je ne l’aurai voulu, et déclarai, l’air bourru « L’est partie sans dire un mot après une nuit dans mon lit. Et depuis plus de nouvelles. » Lance me regarda d’un air intéressé et je sus immédiatement pourquoi. Je n’avais pas pour habitude de pleurer sur mon sort et encore moins sur mes relations avec les femmes. Il savait que depuis que la mère de ma fille s’en était allée, je ne faisais plus confiance aux femmes et préférais les utiliser en objets plutôt que de leur offrir mon cœur qu’elles ne se priveraient pas de briser. Alors que j’allais me servir un nouveau vers, mon ami posa sa main sur la bouteille « Tu as assez bu comme ça, Cal. Pourquoi tu ne l’as pas rappelée toi ? » Parce que je ne voulais pas accroître l’effet qu’elle avait déjà sur moi et je ne voulais pas qu’elle se sente important à mes yeux si moi-même je ne comptais pas pour elle. Je m’emparai de la bouteille de force et bus directement au goulot sous le regard consterné de Lance « Parce que ce n’est qu’une salope, comme toutes les autres. » Un goût d’amertume glissa le long de ma gorge tandis que je me sentais honteux de l’avoir ainsi insultée. Léonora n’était pas une salope, c’était une jeune femme douce et délicate, tellement fragile que j’aurais aimé être celui qui la protégerai envers et contre tous. Mais je n’étais pas un preux chevalier et elle ne semblait pas être en détresse, alors… autant laisser le bon roi son époux lui faire une flopée d’enfants et la laisser m’oublier définitivement. « Mariée, en plus. » Lance éclata de son rire bon et chaleureux, avant de me donner une tape sur le dos. « Beh mon vieux, tu fais pas les choses à moitié toi. » Mais me voyant inconsolable, il me servit un autre verre en me conseillant de laisser faire le temps : soit elle reviendrait, soit je l’oublierai.

La nuit était tombée depuis un moment quand je quittai l’appartement de Lance, bien éméché mais un peu plus joyeux. L’alcool avait apaisé mon chagrin et je me sentais plus fort et plus valeureux, peut être même un peu trop hardi que lorsque j’étais arrivé chez mon meilleur ami. Je n’avais pas envie de rentrer, pourtant, c’était ce que je devais faire. Malgré tout je décidai de faire quelques pas, pas qui me guidèrent jusque devant le café où la vile tentatrice travaillait. Sans doute avais-je trouvé le chemin de manière inconsciente, le fait était qu’à présent que je me trouvais là, devant la bâtisse, je n’avais qu’une envie, entrer et poser mes lèvres sur les siennes une dernière fois pour l’oublier définitivement. J’en étais même venu à la conclusion, que s’il le fallait, je partirai faire un tour du monde avec ma fille pour me changer les idées, confiant le Pink Lady à mon père pour un ou deux mois. Le café était vide, et je devinai que la fermeture n’était pas très loin. Je m’avançai entre les rangées de table avant d’apercevoir, derrière le comptoir la chevelure blonde et parfumée de ma douce Léo. Ma démarche était incertaine et titubante, et je ne sais comment j’ai pu avancer si loin dans jamais m’empêtrer et me retrouver par terre. Mais lorsqu’enfin je parvins au bar, je sentis le regard de Léo se river sur moi. Un sourire carnassier aux lèvres, et l’appétit sexuel en alerte, je murmurai « Léo-beauté. Vois ce que tu fais de moi. » Et ma main de se hisser jusqu’à sa joue pour en effleurer l’épiderme si doux. Mon regard dur et douloureux se planta dans les siens et je me sentis perdre pieds devant sa splendeur. « Tu m’as si bien oublié que tu as réussi à me mettre en colère. » Je ne m’étais pas rendu compte que mes doigts s’étaient crispés sur sa joue, tandis que mon autre poings s’était emparé de sa main gracile et la serrait avec peu être, un peu trop de force…
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Léonora L.-Bradford
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MessageSujet: Re: Beauty and the Beast (Léonora) Jeu 13 Mar - 10:08

La culpabilité ne s'estompait pas, la honte non plus. Cette boule de nerfs qui faisait pression sur son sternum n'avait pas disparu depuis qu'elle s'était réveillée dans son lit, il y a de cela deux semaines. Deux semaines durant lesquelles elle n'avait pas dormi, passant ses nuits allongée dans le lit conjugal, rongée par les remords, dos à ce mari qu'elle avait trahi.

Lorsqu'elle était rentrée chez eux après ça, dans la matinée, elle avait passé la journée à appréhender son retour, les questions qu'il pourrait avoir sur le fait qu'elle ait découché. Elle craignait qu'il aperçoive dans son regard une lueur d'angoisse et de tristesse.
Il n'avait rien vu bien sûr. Il n'avait même pas posé de questions, c'était surement ça le pire. Léonora aurait pu écouter ses doutes, et finir par lui avouer, mais non. Tout était resté exactement pareil chez les Bradford. Il avait du pensé qu'elle était restée tard à son café, où qu'elle était partie passer la nuit chez une amie ou dans son appartement écossais. Ce jour là, il lui avait à peine adressé la parole, ils avaient mangé dans un silence pesant, ponctué de quelques banalités, et ça avait été tout. La vie continuait, cruelle, torturant Léonora, seule avec son secret. Devait-elle lui dire ? Elle avait décidé de tout confesser s'il lui posait des questions, et comme il ne l'avait pas fait .. Les trahisons sont les fardeaux des pêcheurs, et eux seuls se doivent d'en porter la croix. Lui dire ne soulagerait que sa conscience à elle, et ne ferait qu'amoindrir le peu d'estime et d'espoir qu'il y avait dans son mariage. Elle était devenue une cocotte-minutes remplie de sentiments tous plus négatifs les uns que les autres, sans aucune soupape de décompression. Personne à qui en parler, personne pour comprendre. Seule avec ses remords. Seule à se remémorer encore et encore les détails de cette nuit.

Une bonne partie de sa culpabilité venait du fait qu'elle se haïssait pour ce qu'elle avait fait à Alec, et l'autre, du fait qu'au fond d'elle même, Léonora avait aimé ce qu'elle avait oser faire. Craquer, passer la nuit dans ses bras, lui. Elle ne se l'avouerait jamais consciemment, et pourtant .. Combien elle avait aimé succombé à la tentation, sentir son corps frissonner sous ses caresses, l'entendre dire qu'elle était belle, se sentir désirée, libre. Elle se dégoûtait. A chaque fois qu'un souvenir de cette nuit là lui revenait en mémoire et qu'elle voyait son visage, ses lèvres, son corps, qu'elle sentait son ventre se contracter en pensant à lui, la belle se haïssait. Il y avait toujours ce petit sentiment bien tapi au fond d'elle, ce sentiment d'envie qui la rendait plus misérable encore.

Deux semaines après son excès, rien n'avait changé et au final, sa vie était toujours la même ; elle travaillait au café le plus possible pour éviter d'être chez eux et faisait au mieux pour ne pas trop croiser Alec.

Ce soir Léonora était encore celle qui s'occupait de la fermeture. Il était tard, et la pièce était déjà rangée et nettoyée depuis bien longtemps. Le moment fatidique du retour était proche, mais elle s'était trouvé une nouvelle activité pour éviter de rentrer. Faire les comptes. Derrière le bar, la belle était plongée dans les chiffres, si bien qu'elle n'avait pas entendu la personne qui venait d'entrer dans le café. Ce ne fut que lorsqu'elle entendit une chaise racler bruyamment le sol qu'elle releva la tête pour l'apercevoir. Caliban Lancastre. Elle ne pu contenir le bond que fit son coeur en le voyant, ni le sentiment de colère qui suivit. Il s'avança jusqu'au bar d'une démarche approximative, lui offrit un de ces sourires carnassiers qui l'avait fait succombé auparavant. Ostentatoirement ivre, mais si beau. De la douleur dans son regard, de l'envie, peut-être un peu de supplication aussi. Léonora pensait qu'il ressemblait à un gosse qu'on venait de priver d'un jouer. Léo-beauté. vois ce que tu fais de moi. Sa main sur sa joue, l'autre sur son poignet, se resserrant. Elle n'aimait pas ça, pas du tout. Ce qu'il avait fait d'elle, la position dans laquelle il l'avait mise, et dans laquelle il la mettait à présent. Tu m’as si bien oublié que tu as réussi à me mettre en colère. Son emprise se resserra. Elle lui lança un regard froid, presque mauvais, et retira sèchement son poignet. Qu'est-ce que tu fais là ? Rentre chez toi. Léonora recula d'un pas, la tête haute, froide, priant pour qu'il ne reste pas, même si une infime partie d'elle se sentait soulagée de le voir. T'oublier ? Te mettre en colère ? Cesse de faire l'enfant Caliban, tu n'es pas celui qui a trompé son époux ici, ni celui qui doit vivre avec le poids de la culpabilité. Tu t'attendais à quoi ? J'ai fais une erreur, une grosse erreur. Léonora se voulait dédaigneuse, froide. Pars, et ne reviens pas.


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MessageSujet: Re: Beauty and the Beast (Léonora) Dim 16 Mar - 5:53

Elle était plus belle que dans mes souvenirs, plus tentatrice et plus cruelle encore. Sont regard se durci lorsqu’elle croisa le mien et ce fut un véritable coup de tison ardent dans mon palpitant à court de souffle. Je sentais mon poing se resserrer autour de son poignet si fragile, mais je ne pouvais m’empêcher de le serrer encore plus, pour m’assurer qu’elle était bel et bien là, devant moi, et que ce n’était pas qu’un doux rêve, illusion de mon imaginaire. Son regard glacial acheva de m’agacer et je sentis la colère monter en moi plus facilement que je ne l’aurai pensé. Qui était-elle pour me toiser de la sorte, après tout elle était l’unique fautive, l’unique infidèle de l’histoire. Moi-même je n’avais jamais caché mes intentions et elle y avait succombé sans grande peine. Alors maintenant c’était à moi qu’elle en voulait ? La belle affaire. L’infidèle en veut à l’amant de la satisfaire mais pas à l’époux de la décevoir ? Décidément, les femmes seraient pour moi un mystère à tout jamais, quand bien même j’aimais les avoir dans mon lit régulièrement, il restait que je ne pouvais jamais prévoir leur réaction. Je me promis que ma fille ne serait pas de ce genre là, et de toute façon, elle ne connaîtrait les joies du sexe qu’une fois mon enterrement achevé.

« Qu'est-ce que tu fais là ? Rentre chez toi. » Brrr qu’il fait froid soudain dans ce café désert. Sa voix est aussi froide que son regard, et je sens sa peau frissonner de dégoût à mon contact. Ce que je faisais là ? Et bien, je devais dire que je n’en savais rien, moi-même. Mes pas, traitres, m’avaient guidés jusqu’à elle, et j’avouais que j’espérai la voir plus heureuse de me revoir. Au lieu de cela je faisais face à une statue de glace et au cœur de pierre qui ne laissait transparaître aucune émotion et encore moins de sentiment. J’haussai les épaules tandis qu’elle reculait d’un pas brusque, la tête haute afin d’éviter quelconque contact. Un sourire sans joie se dessina sur mes lèvres tandis que je me hissai sur le comptoir avec habileté, m’asseyant dessus pour mieux la contempler. « Non, je ne rentre pas. Je sens que ça va devenir très intéressant, par ici. » En effet, plus elle se refuserait et plus je lui rentrerai dedans, moins elle cèderait et moins j’abandonnerai la partie. Une seule nuit ne m’avait pas suffit, je la voulais encore une fois pour être sûr que je pouvais l’oublier sans remord. Et si elle résistait, le défit n’en était que plus intéressant. Je me sentais devenir bestial, et Leo n’était à mes yeux qu’une proie qu’il me fallait ajouter à mon tableau de chasse une bonne fois pour toute pour tourner la page.

Malgré ses regards froids et son ton digne, je sentais bien que la tension physique s’était éveillée entre nous. A moins que l’alcool ne me le fasse croire ? Le fait était que ma libido n’est plus à l’état passif et s’était dangereusement éveillée quand le parfum de Léonora était venu chatouiller mon nez à l’affût.  « T'oublier ? Te mettre en colère ? Cesse de faire l'enfant Caliban, tu n'es pas celui qui a trompé son époux ici, ni celui qui doit vivre avec le poids de la culpabilité. Tu t'attendais à quoi ? J'ai fais une erreur, une grosse erreur. » Un petit ricanement passa le seuil de mes lèvres tandis que je la dardai du regard. « La culpabilité n’est bonne que pour les faibles, Beauté. Et il me semblait que tu faisais partie des téméraires. » Un clin d’œil désabusé plus tard et je me rapprochai doucement mais sûrement de la belle, jusqu’à ce que mon visage ne soit qu’à quelques malheureux centimètres du sien et que je puisse sentir son souffle devenu court contre mon visage enivré. « Pars, et ne reviens pas.[/quote] » Cette ultime phrase eut le don de me faire exploser. Alors que je n’étais montré doux et presque compréhensif, je compris que cette petite sotte se jouait de moi, et je devais admettre que je n’aimais pas cela du tout. Je descendis de mon perchoir et m’approcha, tel un vautour, de ma Blonde. Sans jamais la toucher, je plantai mon regard dans le sien et murmura, froid, bestial, tentateur « Tu vas perdre à ce petit jeu. » Je déposai un léger baiser provocateur sur le bout de ses lèvres, l’haleine chargée d’alcool. Un sourire carnassier se dessina sur mes lèvres comme je m’éloignai légèrement. « Ne te fais pas désirer si tu ne veux pas que je te morde » Mes paroles n’avaient plus vraiment de sens, et sans doute l’alcool avait une grande part de responsabilités, tout autant que ma rage de la voir si distante, quand je n’aspirai qu’à la bercer dans le creux de mes bras. « Je te hais tant, Beauté. Toi qui me fais souffrir plus que toute autre. » Une ébauche de déclaration, et je m’approchai encore un peu de son visage poupin pour déposer un baiser sur le creux de sa clavicule.
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MessageSujet: Re: Beauty and the Beast (Léonora) Ven 21 Mar - 12:47

Elle détestait la façon dont il était monté sur son comptoir, comme s'il était maître des lieux. Elle détestait ses aises, son arrogance, son regard conquérant. Par dessus tout, Léonora détestait le feu qui recommençait à brûler en elle lorsqu'il descendit de son perchoir et qu'il s'approcha. Son haleine chargée trahissait son état et rendait la situation plus pathétique encore. L'amant déçu qui retrouve son amante d'une nuit pour en avoir un peu plus encore, c'en était risible. Tu vas perdre à ce petit jeu. Sa voix était grave, son air déterminé, et son regard .. Le coeur de la belle se serra lorsqu'il planta ses yeux dans les siens. Un mélange d'envie, et de colère. Qui était-il donc pour oser venir dans son café, et mettre sa réputation en danger si jamais quelqu'un les voyait ? Comment osait-il être si inconsidéré, si égoïste ? Elle qui était d'habitude froide et détachée dans les moments conflictuels devait bien s'avouer que malgré le calme apparent, elle bouillait à l’intérieur. Qu'avait-il donc en lui, de si spécial, pour la faire réagir à ce point ? Respire. Léonora ne bougeait pas, même lorsqu'il déposa un baiser sur ses lèvres. Elle ne craquerait pas une seconde fois. Certes une partie d'elle était attiré par lui, mais ce soir, la majorité de son être lui criait de s'éloigner le plus possible de cet homme. Ne te fais pas désirer si tu ne veux pas que je te morde. Aaaaaah ! Une moue mauvaise et amère se dessina sur son visage. Bon Dieu, qu'elle détestait cette arrogance ! Ne comprenait-il donc rien ? Elle lui faisait part de ses remords, du fait qu'elle voulait qu'il parte, et il parlait encore de lui, d'eux ? Était-il donc aveugle pour voir combien elle était mal et combien elle regrettait ? Un silence de deux semaines n'avait-il pas été suffisant pour calmer ses ardeurs ? Elle commençait à sentir le sang bouillir dans ses veines, et la colère monter en elle. Quel culot. Je te hais tant, Beauté. Toi qui me fais souffrir plus que toute autre. Sa dernière phrase la fit sortir de ses gonds. Il avait ruiné un peu plus sa vie et osait minauder dans son café en plus ? Son regard de fit mauvais. Tiens bon, ne fais rien. Il l'embrassa à nouveau. Trop tard. Elle secoua son épaule pour le faire reculer et le poussa violemment, avec une telle force qu'il se retrouva projeté contre le bar. Si elle avait su rester calme jusqu'à présent, elle était désormais dédaigneuse, amère, haineuse.


Elle s'était rendu compte avec sa dernière phrase qu'elle n'était pas comme les autres femmes qu'il avait pu avoir. Après tout, ça ne devait pas être souvent que le grand Caliban Lancastre, si fier et se jouant tellement des femmes, allait voir une de ses conquêtes dans un état d'ébriété avancé pour lui quémander d'en avoir plus. Que ce soit les paroles d'un homme un manque, celles de quelqu'un qui se jouait d'elle ou qu'elles soient sincères, le fait était que Léonora voyait là une faiblesse. Quelque chose sur quoi appuyer, une autre tactique à essayer pour qu'il parte, puisque la froideur n'avait jusque là pas porté ses fruits. Oh arrête arrête avec tes belles paroles et tes airs charmeurs. Elle s'approcha d'un pas. Le jeu s'est terminé il y a deux semaines Caliban, et tu es le seul à encore être de la partie. Puis tu sais quoi, j'ai gagné. J'ai gagné parce que tu es là devant moi, pathétique, ridicule, à quémander un peu d'attention. Tu ferais mieux de partir, vraiment, tu te fais du mal. Elle sourit mauvaisement, presque avec sadisme. Elle voulait le toucher, lui faire du mal comme il lui en avait fait à elle, en la faisant craquer. Elle voulait qu'il se sente minable aussi, et qu'il la quitte ensuite, pour ne jamais plus revenir.

Car Dieu seul savait ce qu'elle pourrait faire s'il persistait.

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