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 Color my life with the chaos of trouble || Alexie

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Lullaby To Sweet Nightmares
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Lyov E. Nicholson
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MessageSujet: Color my life with the chaos of trouble || Alexie Mar 4 Fév - 10:17


Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.


En Angleterre on s'attend à ce qu'il pleuve, tout le temps, sans que jamais cela ne puisse s'arrêter conduisant les Anglais, sorciers ou non, à toujours se promener en compagnie de leur meilleur ami : le parapluie. Pourtant en ce jour, les parapluies sont restés sur le bord des portes alors que les regards se sont portés le ciel bleu, à peine voilé par les quelques nuages blancs qui s'amusent à passer devant l'astre solaire. Partout, et même s'il fait encore froid, on prend le soleil en se promenant dans les rues, en jouant avec le chien, où encore en trouvant un prétexte pour traîner un peu. Rares sont les fois où les gens semblent aussi épanouis dans la fraîcheur de l'hiver qui décline, et il n'y a plus de neige dans les jardins pour donner le change, seule l'herbe encore boueuse faisait preuve de vestige de la saison rude qui s'écoulait encore. Tout respirait le bon vivre, les oiseaux gazouillaient dans les arbres nues, tout était chargé de bonne humeur, même les enfants sur le chemin de l'école. Tout. Si ce n'était une exception qui confirmait la règle, et dont on souhaitait ignorer l'existence alors qu'on passait devant les grands murs de briques du manoirs, préférant changer de trottoirs quand il s'agissait de passer sous les hautes branches menaçantes des arbres séculiers. On préférait tout simplement faire comme si le manoir et son ambiance n'existait pas, tout comme son propriétaire préférait faire comme si les maisons qui s'étaient construites tout autour de sa demeure n’existaient pas. C'était un accord tacite, et muet entre tous ceux qui vivaient ici.
Pourtant, si la bonne humeur était générale, à l’intérieur du manoir cela semblait être tout autre. Le silence était de mise, mais à la différence de l'habituel mutisme qui régnait au sein de la demeure, s'était l'absence de quelqu'un. Une présence en moins changeait tout à l'ambiance d'un lieu, et les lieux semblaient être plein d'une lourdeur depuis qu'elle les avait quitté. Ce n'était pas pourtant pas une histoire de colère, pas plus que cela ne comportait de rancœur, il s'agissait juste de temps et peut être d'inquiétude. Il l'avait vu dépérir, ne s'était pas senti coupable pour autant de sa santé qui déclinait, ne comprenant pas vraiment ce qui pouvait lui manquait alors qu'il lui autorisait à sortir, à faire tout ce qu'elle souhaitait et même à dépenser tout son argent si cela lui chantant, tant qu'elle revenait. Toujours. Ainsi quand elle lui avait demandé, arborant cet air fatigué et maladif, à partir rendre visite à ses parents, pour la première fois depuis leur mariage, il le lui avait accordé à une seule condition, qu'elle revienne. C'était risqué, et les chances pour qu'elle revienne était relativement infimes, pour ne pas dire inexistante. Qui, après tout, n'en aurait pas profité pour fuir ? Lui, n'aurait certainement pas hésité, mais il tenait tout de même à son retour qui commençait à se faire attendre.
Jamais, il n'aurait pensé qu'elle lui manquerait. Que le simple fait de savoir qu'elle était là d'habitude pouvait être une chose à laquelle il se raccrochait, un point d'encrage dans cette vie où la solitude avait toujours semblé régner. C'était étrange, déroutant, et finalement assez inattendu, mais ces derniers temps tout semblait ne pas tourner rond chez lui dès qu'il s'agissait de sa femme, si bien qu'il en était venu à penser que, peut être, mieux valait-il pour lui qu'elle ne revienne jamais. Seulement, en même temps, il se refusait à la laisser partir. Jamais. Elle était à lui, il s'agissait de sa jolie poupée aux joues roses ainsi qu'aux grands yeux bleus, des détails qu'il n'aurait jamais dû remarquer, des détails qui lui donnait d'avantage de caractères humains. Des choses qui une fois identifiée, mises ensembles et regardées faisait d'elle une femme à part entière, avec un caractère qui lui était propre, qui ne se laissait pas toujours faire, et qui pouvait jusqu'à un certain point être désirable. Si elle pouvait l'être, le simple fait d'y penser restait, pour lui, indésirable ; alors plus que jamais, comme oublier son absence, ses pensées troublées, et ses terribles envies, il avait fait ce qu'elle avait toujours trouvé abjecte : se lancer dans son travail à corps perdu. Sans compter les heures, passant des nuits blanches à réfléchir, d'autres à observer durant les nuits froides des gens suspectés que l'on avait dénoncé sans trop se faire prier. Tout cela il avait fini par le payer, trop cher à son goûts, et on l'avait sommé de rentrer chez lui  pour se reposer.
Seul dans sa grande demeure, allongé dans le canapé dans le salon, il avait l'impression de perdre son temps alors qu'il savait pertinemment qu'il avait besoin de se repos qu'on le forçait ainsi à prendre. Les elfes de maisons, pas vraiment habitaient à sa présence au sein de manoir, se faisaient discrets hésitant à faire le ménage autour de lui, hésitant même à lui demander s'il souhaitait quelque chose. Mais il ne souhaitait rien, rien si ce n'était que tout redevienne comme avant, qu'elle revienne, et qu'il puisse reprendre sa vie comme elle était depuis leur mariage. C'était peut être ça son plus gros problème, son incapacité à s'adapter aux changements de situations au sein de sa vie privée. Peu importe, il devait dormir. Dormir pour oublier. Dormir pour mieux faire passer le temps. Dormir pour avancer. Et à force de réflexion, il fini par se laisser bercer dans les doux bras de Morphée, oubliant le temps d'un instant.
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Alexie L. Nicholson
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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble || Alexie Mer 19 Fév - 6:17




Rebienvenue chez les fous. La jeune femme, ses valises en main, avançait sur le dédale de l’aéroport d’un pas calme et inhabituel. Après plusieurs jours passés sous le soleil de la Nouvelle-Zélande en compagnie de ses parents, elle revenait aux sources pour se replonger dans l’obscurité qui régnait dans le monde magique. Une sensation bien étrange s’emparait d’elle tandis qu’elle quittait l’imposante structure afin de transplaner, cachée des regards indiscrets.
Pourquoi tu ne restes pas, ma chérie ? Tout ce que tu me racontes me fait froid dans le dos. Reste quelques jours de plus avec nous, ton mari comprendra surement. Les mots de sa mère résonnaient dans sa tête inlassablement depuis qu’elle était montée dans l’avion et ne l’avaient pas quitté d’une semaine, lui rappelant ô combien elle pouvait être une fabuleuse menteuse. Cavait toujours été ainsi : elle mentait pour protéger ceux qu’elle aimait, mais au final, elle se retrouvait seule face à cette lourde et cruelle vérité.
Mais étrangement, et elle essayait de réprimer cette sensation qui s’emparait d’elle bien malgré elle, elle éprouvait de la satisfaction à retrouver son mangemort d’époux. Elle avait eu le temps, et peut-être trop à son gout, pour se pencher sur leur relation. Ou plutôt sur son évolution. Ces derniers temps, leur mariage qui stagnait au simple rang d’arrangement mutuel, prenait une tournure des plus surprenantes. Alexie découvrait son mari sous un autre jour, ou plutôt une autre nuit vu la noirceur de son âme, qui semblait moins sombre. Et ça lui plaisait. D’une manière vicieuse, qui l’obligeait à se sentir coupable chaque jour et chaque heure, qui lui rappelait sans cesse qu’elle était perdue et faible, vulnérable pour une personne telle que lui, à la merci du premier psychopathe.
Mais alors qu’apparaissait devant elle son imposant manoir, elle se fichait éperdument de tout ces sentiments qui l’assaillaient depuis des jours, impatiente mais angoissée de retrouver l’homme qui partageait sa vie. D’un pas mal assuré mais déterminé, elle s’élança dans l’allée la menant à la grande bâtisse sombre, et entra chez elle. La pénombre familière l’enveloppa délicatement tandis que des elfes accouraient déjà pour la débarrasser, visiblement soulagés de pouvoir accomplir quelque chose. Semblaient-ils ravis de la revoir, elle, la pauvre petite sorcière finie qui s’était marié par sécurité à un mangemort impitoyable ? C’était peu probable.
Elle inspecta des yeux les alentours à la recherche de son époux, en vain. Elle devait au moins l’avertir de son retour puisqu’il lui avait fait l’immense et surprenant cadeau de la laisser partir. Cadeau sur lequel elle avait longuement médité sans toutefois savoir si cela en était un ou si, au contraire, il ne s’agissait là que d’un accord tacite qui la rendait redevable. N’était-ce pas finalement qu’un service qu’elle avait mérité pour avoir été si docile et à sa merci ? Ne lui avait-il pas fait cette fleur pour lui demander quelque chose en échange ? Ces questions restaient en suspens, et peut-être ne le saurait-elle que lorsqu’il aurait besoin d’elle pour un tout nouveau dessein, encore plus diabolique que celui qui l’avait contraint à rendre visite à son meilleur ami pour lui soutirer des informations. Ce prétexte était parfait pour apprécier quelques moments avec son défunt ami, mais le but restait de faire tomber les derniers résistants par le biais d’Ayden.
Elle resserra les pans de son gilet et se glissa discrètement dans le salon sans grands résultats, réveillant la demeure entière à coup de talons. Son cœur rata un battement lorsqu’elle aperçut Lyov dormir sur le sofa, aussi dangereux qu’un boursouf, mais bien plus séduisant, c’en était presque scandaleux. Comment un homme si sombre pouvait être à ce point désirable ? Le spectacle qui s’offrait à elle était envoûtant et la tenait en haleine. Incapable de détacher son regard, enracinée dans le sol, elle vit s’éveiller cette créature humaine, dans un profond sentiment d’angoisse. Mais un faible sourire se dessina sur ses lèvres, se voulant amical. Je suis rentrée.
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Lyov E. Nicholson
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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble || Alexie Dim 23 Fév - 6:30


Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.


Un être vous manque et tout est dépeuplé, ainsi parlait Lamartine au cours de ses méditations, et jamais il n'eut plus raison qu'en cette simple phrase qui résumait tout. Tout ce qui pouvait être de l'ambiguïté d'une relation, jusqu'à la façon complexe dont une personne pouvait en juger une autre. Ainsi, avait il raison lorsqu'il démontrait que l'isolement d'une personne pouvait faire ressortir tout l'attachement qu'il pouvait en avoir pour une autre, et cela se révélait d'autant plus vrai pour l'être, esseulé, qui se lamentait ainsi allongé sur un canapé sans âge. Il aurait eut de quoi apporter de l'eau au moulin du poète, mais au lieu de ça, il rêvait à un univers bien moins morne que dans celui dans lequel il vivait. Ces rêves, les siens à lui, étaient peut être la seule chose qui l'éloignait de son quotidien fait de morts et de tortures ; peut être la seule chose, finalement, à le rendre véritablement humain, lui, qui tentait par bien des moyens de se montrer distant de tout, et surtout d'elle. Pourtant, cette distance qu'il avait instauré entre eux deux, était en train de vaciller, il ne pouvait que s'en rendre un peu plus compte à chaque instant qui passait alors que chaque mouvement, ou bruit, qu'il avait pu déceler lui avait rappelé sa présence dans les parages. Mais il fallait se rendre à l'évidence, elle n'était plus là, et qui aurait eut envie de revenir dans une demeure où le maître des lieux se montrait toujours aussi inhospitalier. Lui-même ne s'en serait pas donné la peine.
Alors, il pouvait tourner et virer, dans une fièvre que le travail en plus du froid de l'hiver lui avaient apporté ; mais rien n'y faisait il y avait toujours ce manque. Ce manque qui se traduisait dans ses rêves par une étrange silhouette tout de noir vêtu qu'il pourchassait sans cesse pour ne jamais attraper que du vide. Un manque qui le rendait d'autant plus malade qu'il se demandait comment il pourrait expliquer la disparition de celle qui lui servait d'épouse ; les rumeurs iraient bon train, on le pointerait du doigt le montrant comme l'assassin qu'il était, ou un hochant la tête tout en se disant qu'ils comprenaient qu'elle soit partie, après tout il était de ces monstres d'assassins. Un terrible meurtrier qui œuvrait pour une cause que beaucoup trouvaient désuète, et qu'il suivait bien plus par tradition que par réel engagement. Il était juste fait pour ça, on l'avait élevé dans cette optique, et pourtant, il ne s'était jamais trouvé ignoble en mêlant sa vie à celle d'une sang-mêlée. Jamais il ne s'était dit que cela poserait un quelconque problème, et il avait justifié tout cela par le devoir ainsi que par un désir de justice qui paraissait si injustes aux yeux de ceux qu'il condamnait. Alors, il était juste de se demander pourquoi il continuait à agir ainsi et combien de temps il pourrait encore se murer dans ces doutes qu'il taisait.
Une porte claqua dans le silence que nul autre que lui n'avait osé troublé, et cela n'eut le don que de lui faire ouvrir un œil, puis un second, constamment sur le qui-vive, pour croiser le regard de son épouse qui se trouvait là. Face à lui. Il cru d'abord à un énième songe, là où l'espoir avait reprit le dessus sur sa capacité à se morfondre dans cette solitude qu'il n'avait pourtant jamais abhorré jusqu'alors. Puis sa voix si féminine, qu'il n'avait plus eut l'occasion d'entendre depuis l'annonce de son départ ce fit entendre, si réelle qu'il songea à une hallucination causée par la fièvre. Se frottant les yeux dans un soupir encore ensommeillé, il eu à loisir de se rendre compte qu'elle se trouvait toujours là après une longue minute de silence passée à la regarder. La détaillant presque, la trouvant tellement plus pimpante que ce qu'elle avait jamais été emprisonnée dans cette demeure, plus fraîche et lumineuse que ce que lui n'avait jamais été tout au long de sa vie. Mais fatigué, pour ne pas dire complètement épuisé, il se redressait tout de même, offrant à celle qui partageait sa vie un spectacle auquel elle n'avait peut être jamais eut l'occasion d'assister.
Lui, toujours tiré à quatre épingles, se trouvait désormais affublé d'une de ses habituelles chemises blanches froissées par le sommeil et ouverte de quelques boutons, pas même retenues par une cravate qu'il serrait pourtant toujours à s'en étouffer ; pas plus d'ordre dans ses cheveux d'ordinaires si élégamment placés. Et puis il y avait cet air, un peu perdu, presque affligé par son manque de repère dû à ces malaises qu'il n'avait eut de cesse de faire par cette faute qu'il estimait être la sienne à elle. « Je ne m'attendais plus à ton retour. », après un long moment de silence, peut être un peu trop long, il avait enfin desserré les mâchoires, jetant sur elle un regard qui oscillait entre une certaine joie vis à vis de son retour et la dureté qui allait de pair avec le personnage. Il aurait été alors juste de lui pardonner son retard, ces quelques jours passés en plus en compagnie de ses parents, mais ceux-ci lui avaient paru être une éternité, une éternité qu'il n'arrivait pas à pardonner. Alors chancelant sur ses jambes, mais désormais plus fort de ses quelques heures de sommeils, il s'était relevé pour venir près d'elle. « Je m'attendais même à ce que tu me retournes ton alliance sans aucun mot d'explication. Mais je suppose que tu as bien plus de parole que ce que je pensais. », et elle était certainement plus fière, plus droite que ce que lui aurait put être.
Soupirant de nouveau, il la dépassait désormais pour venir s'enquérir d'une tasse de thé fumante qu'un elfe de maison était venu poser, accompagné de sa jumelle, sur un des multiples guéridons du grand salon. Faisant fi de l'eau chaude qui s'y trouvait, il y trempa les lèvres, ce qui eut l'effet de le rendre un peu plus vif, désormais mieux réveillé face à cette femme qu'il ne pouvait s'empêcher d'apprécier. « Néanmoins je suis heureux que tu sois rentré, je n'aurais que trop peu apprécier de devoir aller te chercher chez tes parents. Ils n'auraient d'ailleurs peut être pas aimé de me voir ainsi arriver chez eux. », personne n'aimait avoir un mangemort sur le pas de la porte, et encore moins ceux dont le sang n'était pas aussi pur que ceux qui s'en réclamaient. Pourtant, s'il l'avait fallu, il aurait retourné le monde pour la retrouver, et c'est sans nul doute qu'il l'aurait ramené avec lui. Ainsi, il se montrait bien incapable de se défaire de cette créature qui occupait sa vie depuis peut être déjà trop longtemps; ainsi se rendait-il compte qu'il n'était plus tellement neutre vis à vis d'elle. Elle lui était désormais nécessaire.
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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble || Alexie Dim 2 Mar - 15:04




Je ne m'attendais plus à ton retour. Elle eut envie de lui dire qu’elle aurait pu tout aussi bien rester loin de lui et foutre en l’air tous ses plans machiavéliques la concernant, mais s’y résolu. Mais je suis revenue. Sa réponse fut plus douce. Je m'attendais même à ce que tu me retournes ton alliance sans aucun mot d'explication. Voilà une idée qui lui était passé par la tête, même si son alliance lui paraissait bien insignifiante. Etrangement ce petit anneau de métal noir serti d’une émeraude ne signifiait que bien peu comparé à la grande maison qui était devenue sa prison ou encore à son mangemort d’époux. Même sa signature au bas de leur contrat de mariage voulait dire davantage que ce simple bijou. Elle l’avait eu en horreur pendant des mois, des années, mais aujourd’hui sa présence ne l’incommodait plus. Elle la tolérait, comme elle tolérait son mari. Bien qu’elle ressentait de nouvelles et dangereuses émotions face à ce dernier. Mais je suppose que tu as bien plus de parole que ce que je pensais. Néanmoins je suis heureux que tu sois rentré, je n'aurais que trop peu apprécier de devoir aller te chercher chez tes parents. Ils n'auraient d'ailleurs peut être pas aimé de me voir ainsi arriver chez eux. La jeune femme ne put s’empêcher d’esquisser faiblement un sourire, bien que surprise de l’entendre dire qu’il éprouvait un sentiment pareil à de la joie. D’accord, sa présence lui était nécessaire, mais elle ne pensait pas que c’était d’un point de vue sentimental désormais. Leur relation avait évolué, et plus qu’elle ne pouvait l’admettre.
Elle s’installa précautionneusement sur un fauteuil face à lui, en faisant attention à ne pas être trop proche non plus. Quelques jours d’absence et deux révélations absurdes sur un manque quelconque ne pouvait les forcer à être amis et à coiffer des licornes ensemble. Elle attrapa soigneusement la tasse de thé restante et y ajouta du lait ainsi que deux sucre. Geste qui ne manqua pas à l’attention de Lyov. Elle s’attendait à une remontrance, à un quelconque jugement sur sa façon de boire son thé, mais se sentit stupide. Même un mangemort ne pouvait pas être exécrable à ce point. C’en était ridicule. Elle but une gorgée, puis se lança. J’ai réfléchis pendant mon séjour… Il pouvait la couper à tout instant, se méfiant sans doute qu’elle lui dise qu’elle désirait rompre cet arrangement ridicule et dangereux. Je sais que notre entente ne pourra jamais réellement se faire. Mais je veux bien faire l’effort de cohabiter avec toi. Son plan était bancale, sa requête extravagante et leur accord impossible, mais elle devait tenter. Elle pourrait faire mille et une choses pour l’encourager à aller dans son sens mais c’est en l’affrontant qu’elle décidait de faire sa demande. C’était sans doute de l’inconscience, mais elle y avait réfléchit bien trop longuement pour faire marche arrière  Elle ne désirait plus se faire marcher dessus et etre la petite chose de Lyov Nicholson, la petite poupée docile et faible. Elle consentirait à endurer leur mariage, mais certainement plus à être une marionnette. Seulement si tu m’autorise à être libre davantage. Sa colère allait s’emparer de son visage et de son cœur, elle le savait.

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Lyov E. Nicholson
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MessageSujet: Re: Color my life with the chaos of trouble || Alexie Mer 5 Mar - 14:47


Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.


Ses fines lèvres viennent caresser la porcelaine blanche de sa tasse, il hume un instant cette odeur de thé vert et de fruits rouges dont il n'est pas très friand. On pourrait croire que tout anglais qui se respecte boit du thé avec un plaisir délectable, cessant toute activité pour se réjouir autour d'une tasse d'eau chaude parfumé, levant presque le petit doigt en dévorant un de ses petits biscuits sucré qui accompagne tout naturellement ce breuvage. Pourtant, s'il avait eu le choix il se serait permis de prendre tout autre chose, optant pour un café plutôt corsé qui aurait peut être eu le mérite de l’éveiller ne serait-ce qu'un peu plus, le rendant plus vaillant face à cette créature qui avait cette curieuse tendance à la rendre plus faible. Soudainement, beaucoup plus humain. Il n'aimait pas cette sensation, comme il n'aimait pas le goût trop peu prononcé de son thé dont il reposait la tasse là où il l'avait prise alors que le goût, déjà s'estompait sur ses lèvres. Et assis dans son fauteuil, il attendait une quelconque réaction de sa part, se demandant encore s'il attendait qu'elle parte s'enfermer dans sa chambre comme elle l'avait jusqu'ici, où si il préférait encore qu'elle s'excuse pour ne pas l'avoir écouté ; pour avoir abusé de cette permission qu'il lui avait donné pensant que ça lui rendrait le sourire. Seulement, il ne fut pas témoin du résultat sur lequel il comptait alors qu'elle s'asseyait face à lui ; lui donnant cette impression qu'elle était toute petite ainsi assise au milieu de ce large fauteuil. Le double de celui qu'il occupait de toute sa carrure.
Elle ne pouvait, ainsi, pas se soustraire à son regard, comme il ne pouvait se soustraire au sien, et il pensait, certainement à juste titre, qu'elle l'avait fait exprès, souhaitant encore une fois lui arracher une faveur, lui, qui n'avait tout bonnement plus rien à offrir. Tout du moins, c'est là ce qu'il pensait, car déjà elle lui exposait le fruit de sa réflexion. Cette même réflexion qui le rendit un peu plus perplexe, ses sourcils se fronçant d'un apparent mécontentement alors qu'elle lui soumettait l'idée qu'il lui offre d'avantage de liberté. C'était une chose qu'il n'avait que trop de mal à comprendre, tout simplement parce qu'il estimait qu'il ne l'entravait absolument pas, ne lui refusant que trop rarement ses déplacements, l'autorisant même dernièrement à s'éclipser chez ses parents, n'exigeant que trop peu de choses tel qu'une certaine idée de la fidélité dont il lui rendait la pareil, et son retour assuré dans cette demeure qu'ils partageaient. Alors, un long soupir avait été lâché, de ceux qui ne laissaient aucun doutes sur les ressentis, et c'était l'ennui qui avait été ainsi représenté. De l'ennui qui pouvait aussi bien être mêlé à de l'énervement, s'il avait été au mieux de sa forme, il est certain qu'il se serait levé pour mieux disparaître, ne se donnant pas même la peine de soutenir cette discussion.
Au lieu de ça, il s'était accoudé au bras du fauteuil, prenant son front entre sa main gauche pour mieux passer sa large main dans ses cheveux blonds trop peu ordonné. Ainsi assis, il avait l'air bien plus humain mais aussi bien plus terribles dans cette allure décontractée qu'il n'arborait jamais. « Explique-moi pourquoi je ferais ça? », sa voix semblait sortir d'outre tombe, plus grave que jamais. Il n'avait pas la moindre envie de lui offrir encore plus de liberté, parce que cela lui donnait l'impression qu'elle allait lui échapper, qu'elle ne serait plus cette jolie chose dont il pouvait disposer pour ses investigations, mais elle deviendrait un électron libre sur lequel il n'aurait plus aucune prise. Et comme pour se donner un peu de ses forces dont il manquait depuis quelques temps, rongé par cette fatigue qu'il avait accumulé, il avait attrapé cette tasse de thé encore fumante qu'il avait avalé d'une traite ; grimaçant face à ce goût qu'il n'apprécierait certainement jamais.
Perdant presque son calme, il avait reposé la tasse sur sa petite coupelle, faisant crisser les porcelaines. Il s'était ensuite relevé, sans chanceler, mais se montrant d'autant plus droit et presque menaçant alors qu'il n'était armée que de cette lividité maladive ainsi que de cette ombre qui ourlait ses yeux clairs. Une seule foulée avait suffit afin qu'il puisse la rejoindre, et il s'était mit à son niveau en s'accroupissant. Ses deux bras l'encadrant alors qu'il avait posé ses mains sur les accoudoirs de part et d'autre de sa femme. « Dis-moi qu'est ce que je gagnerais à t'offrir cette liberté que tu réclames ? », ses yeux sévères ne quittaient pas ceux de cette femme qu'il avait épousé pour des convenances personnelles, et qui le considérait souvent de façons trop impersonnelles. « Qu'est ce qui te fait croire que je souhaiterais améliorer cette situation ? Tu n'as rien à me demander, rien à exiger, car j'ai déjà fait tout mon possible pour rendre ton existence vivable. N'abuses pas de ma patience Alexie. », si ses propos étaient plein d'une colère dont il se réservait le droit de ne pas l'exprimer, il n'en restait pas moins que sa fureur était palpable au travers de ce murmure qui avait passé la barrière de ses lèvres.
Pourtant, déjà, il s'éloignait. Vitre, peut être trop vite, se retrouvant prit de vertiges alors qu'il prenait appuie sur le mur le plus proche. Sentant sa tête lui tourner, aussi troublé qu'il put l'être par cette proximité qu'il avait lui même provoqué que par ce malêtre que seul le repos pouvait guérir. Elle n'avait certainement pas choisi le meilleur jour pour rentrer, car ce manque de repos dont il était la victime semblait le rendre plus faible face à la bien jolie Alexie, mais aussi beaucoup plus féroces qu'à son habitude, prenant des traits bien plus bestiaux. Se muant presque en un animal blessé qui, tout contre le mur, cherchait encore de l'air.
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